Il est loin l’époque où dans les organismes internationaux la densité de la population sénégalaise était très forte. Dans les institutions de promotion du droit international, par exemple, Dakar était en pôle. Me Doudou Thiam, ancien ministre des Affaires étrangères, les magistrats Isaac Foster, Kéba Mbaye, Laïty Kama, Andrésia Vaz ainsi que les professeurs Ibrahima Fall, Tafsir Malick Ndiaye, Alioune Sall, notamment, ont été cités en exemple par le procureur par intérim de la Cour pénale internationale (CPI), Mame Mandiaye Niang, pour leur contribution à «la construction du droit international».
Les temps ont changé. «Il est vrai que le Sénégal a connu récemment une sorte de reflux dans le niveau de sa représentation au sein des organismes internationaux», acquiesce le procureur de la CPI dans un entretien paru ce jeudi dans L’Observateur.
Mame Mandiaye Niang attribue ce recul à deux facteurs combinés : «D’abord, il un peu plus de compétition au sein du groupe Afrique. Ensuite, il faut noter la revalorisation exceptionnelle du statut et des hauts fonctionnaires sénégalais. De vrais plans de carrière sont possibles dans le pays; ce qui rend l’expatriation moins attractive.»







