La prévalence de l'hépatite B atteint 10 % dans le département de Nioro du Rip, un niveau d'endémie particulièrement préoccupant. C'est le constat dressé par le médecin-chef du district sanitaire, le Dr Ousseynou Cissé, lors d'une journée de don de sang et de sensibilisation organisée dans la localité.
Selon le praticien, la maladie sévit à un stade endémique au sein du département, bien que la situation présente des disparités selon les tranches d'âge. Les taux d'infection les plus élevés sont enregistrés chez les populations nées avant l'introduction du vaccin contre l'hépatite B dès la naissance. En revanche, une baisse significative est observée chez les jeunes générations ayant pu bénéficier de la vaccination systématique.
Pour une coopération transfrontalière et un renforcement des moyens
Le département de Nioro étant frontalier avec la Gambie, le Dr Cissé a souligné la nécessité d'une mutualisation des efforts et d'une collaboration étroite entre les acteurs de santé des deux pays. Une harmonisation des actions et une coordination renforcée des programmes sanitaires de part et d'autre de la frontière apparaissent en effet indispensables pour espérer éradiquer la maladie.
Par ailleurs, le médecin-chef a lancé un plaidoyer en faveur du renforcement du plateau technique local, notamment en ce qui concerne les outils de prise en charge et de suivi des patients. « À l'échelle du département, la mesure de la charge virale n'est pas disponible et nous confrontons actuellement des difficultés d'approvisionnement en Ténofovir, le médicament antiviral de référence », a-t-il précisé.








