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Cherté de la vie : El Hadj Alioune Diouf plaide pour une direction du contrôle des prix


Rédigé le Jeudi 17 Septembre 2026 à 11:35 | Lu 37 fois | 0 commentaire(s)




Alors que la vie chère continue d’alimenter les débats au Sénégal, la question des mécanismes de régulation des prix revient au cœur des discussions. Invité de l’émission "Point de vue", ce dimanche sur la RTS, l’ancien directeur du Commerce intérieur, El Hadj Alioune Diouf,

a notamment proposé la création d’une direction du contrôle des prix.

Pour le commissaire aux Enquêtes économiques, la question des subventions ne doit pas se résumer à une réduction. « Je ne suis pas contre les subventions. C’est même nécessaire. Partout dans le monde, on subventionne », a-t-il soutenu, appelant à un meilleur ciblage chez les secteurs et les bénéficiaires.

Selon lui, l’énergie doit rester soutenue, car, dit-il, son coût élevé pourrait compromettre les ambitions d’industrialisation et réduire l’attractivité du pays pour les investisseurs.

Le commissaire aux enquêtes économiques a expliqué que dans une économie ouverte comme celle du Sénégal, une subvention généralisée du riz, de l’huile ou du sucre peut entraîner une sortie de ces produits vers les pays voisins, où les prix peuvent être plus élevés. « Si vous subventionnez le riz, l’huile va prendre la direction des frontières », a-t-il averti. 

Renforcer le contrôle et revoir les circuits

Abordant la question sur le renforcement des mécanismes de surveillance des prix, l’ancien responsable du commerce intérieur a souligné que l’État ne doit pas laisser les produits de première nécessité aux seules forces du marché.

Il a aussi proposé la création d’une direction du contrôle des prix pour donner plus de moyens et de visibilité à l’action publique. L’objectif est, selon lui, de distinguer les hausses justifiées par les coûts de celles liées à la spéculation. « Une régulation devrait aussi concerner les circuits de distribution », a-t-il précisé. 

Alioune Diouf a aussi dénoncé la multiplication des intermédiaires entre producteurs et consommateurs. « Les producteurs ne vivent pas de leur production », a-t-il déploré, appelant à la revue de l’organisation des circuits commerciaux. 

Une intervention publique mieux structurée

Pour l’ancien directeur du Commerce intérieur, la réponse au coût de la vie passe par quatre leviers : le contrôle des prix, la réduction des intermédiaires, le ciblage des subventions et la protection du marché intérieur. Une approche qui vise, selon lui, à concilier le soutien aux ménages, la protection des producteurs et la préservation du pouvoir d’achat.



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