La campagne agricole 2026-2027 se poursuit dans un contexte pluviométrique globalement déficitaire dans la région de Kédougou. Selon le rapport hebdomadaire n°15 de suivi de la campagne, arrêté au 16 septembre 2026, onze des quinze postes pluviométriques suivis affichent des cumuls inférieurs à ceux enregistrés à la même période en 2025. Malgré cette situation, les cultures évoluent globalement de manière satisfaisante, avec toutefois l’apparition de la chenille légionnaire d’automne sur le maïs.
La situation pluviométrique reste préoccupante dans plusieurs zones de la région de Kédougou. À la date du 16 septembre, 11 des 15 postes suivis enregistrent des cumuls inférieurs à ceux de l’année dernière, confirmant une tendance au déficit des précipitations.
Les écarts les plus importants par rapport à 2025 sont relevés à Fongolimbi (-361,2 mm), Laminiya (-294,7 mm), Kédougou Agri (-235,6 mm), Kédougou météo (-205,2 mm) et Missirah Sirimana (-180,5 mm).
À l’inverse, certaines localités ont bénéficié d’une pluviométrie plus favorable. Ethiolo affiche un excédent de 226 mm, suivi de Salémata (+147,5 mm), Dakately (+144,4 mm) et Oubadji (+10,3 mm) par rapport à la même période de 2025.
Un déficit également marqué par rapport à la normale
La comparaison avec la normale pluviométrique de référence, établie sur la période 1991-2020, confirme également une situation globalement déficitaire.
À l’exception de Salémata (+117,3 mm) et Ethiolo (+105,8 mm), tous les autres postes suivis affichent des écarts négatifs. Ceux-ci vont de -21,8 mm à Saraya jusqu’à -363,7 mm à Sabodala.
Cette disparité traduit une situation pluviométrique particulièrement hétérogène à l’échelle régionale. Elle impose, selon le rapport, une vigilance accrue face au risque de déficit hydrique et une planification prudente des activités agricoles au cours des prochaines semaines.
Les cultures poursuivent leur évolution
Malgré les déficits pluviométriques enregistrés dans plusieurs zones, les observations de terrain font état d’une évolution globalement dynamique des cultures.
Les premières vagues de semis de maïs et d’arachide ont atteint des stades génératifs, notamment l’épiaison et la floraison pour le maïs, ainsi que la formation et le remplissage des gousses pour l’arachide.
Les autres vagues de semis, de même que les cultures de fonio, riz, sorgho et coton, se trouvent principalement aux stades de croissance et de développement végétatif.
Sur le terrain, les producteurs poursuivent les opérations d’entretien des parcelles. Désherbage manuel et mécanique, épandage d’engrais et traitements herbicides sont régulièrement effectués afin de favoriser le développement des cultures et de limiter les risques liés aux mauvaises herbes et aux ravageurs.
La chenille légionnaire d’automne surveillée de près
Sur le plan phytosanitaire, la principale alerte concerne la présence de la chenille légionnaire d’automne (CLA) sur les cultures de maïs.
Des attaques ont été signalées notamment dans les départements de Kédougou, Salémata et Saraya. Pour l’heure, les dégâts sont jugés modérés et la situation fait l’objet d’un suivi phytosanitaire.
Les services agricoles restent ainsi mobilisés pour surveiller l’évolution du ravageur et prévenir une éventuelle aggravation des dégâts.
Au total, la campagne agricole 2026-2027 avance donc dans une situation contrastée à Kédougou : des déficits pluviométriques importants dans plusieurs zones, quelques poches d’excédent, mais aussi des cultures qui poursuivent normalement leur développement. L’évolution des précipitations dans les prochaines semaines sera déterminante pour la suite de la campagne.








