Femmes transformatrices, services de l’État, structures d’accompagnement, laboratoires, parlementaires, organisations de la société civile et acteurs du secteur privé se sont retrouvés ce mercredi autour d’une préoccupation majeure : faciliter l’accès au FRA (autorisation de fabrication et de mise sur le marché) et renforcer la valorisation des produits locaux.
Cette rencontre a notamment permis de partager les résultats d’une étude réalisée auprès de femmes transformatrices de Kaolack, Tambacounda, Thiaroye et Bambilor. L’objectif était de mettre en lumière les difficultés rencontrées sur le terrain, de confronter les expériences des différents acteurs et de dégager des pistes d’action susceptibles d’alimenter un futur plaidoyer.
Pour Amadou Kanouté, directeur exécutif de CICODEV, l’accès au FRA constitue un enjeu à la fois sanitaire et économique. « Les produits, s’ils n’arrivent pas à obtenir l’autorisation qui leur permet de produire, de fabriquer et de mettre en vente, cela pose problème. Cette autorisation est cruciale », souligne-t-il.
Selon lui, cette autorisation joue d’abord un rôle essentiel dans la protection des consommateurs. Mais au-delà de la question sanitaire, Amadou Kanouté estime que les difficultés d’accès au FRA peuvent également constituer un frein à la consommation des produits fabriqués localement.
Pour le directeur exécutif de CICODEV, la faiblesse de la transformation constitue l’un des maillons qui limitent encore la valorisation des productions locales. Il rappelle que le Sénégal continue d’importer chaque année pour plus de 1 000 milliards de francs CFA de denrées alimentaires qui pourraient, en partie, être produites, transformées et consommées localement.
L’étude présentée lors de la rencontre et réalisée par l’expert Babacar Ndiaye, a permis d’identifier plusieurs difficultés auxquelles sont confrontées les femmes transformatrices.
La première concerne les conditions de production. La question des analyses constitue également un obstacle. À cela s’ajoute la méconnaissance des procédures..
La rencontre de ce jeudi a ainsi l’objectif de permettre de confronter les réalités de chacun et de rechercher des réponses communes aux difficultés identifiées. «Nous comptons susciter un débat autour de ces questions afin de parvenir à des solutions consensuelles», explique Amadou Kanouté.
Pour ce dernier, les conclusions de ces échanges pourraient constituer une base pour engager un plaidoyer auprès des autorités et des différentes parties prenantes. L’objectif est de contribuer à la levée des obstacles administratifs, techniques et économiques qui limitent l’accès des femmes transformatrices au marché formel.








