Face à la résurgence de maladies sous surveillance, dont la diphtérie, les autorités sanitaires de Matam alertent sur les difficultés liées à l'acheminement des prélèvements vers Touba où Dakar. Elles plaident pour la création d'un laboratoire régional et d'une mini-COUS.
La région de Matam fait face à une résurgence de maladies sous surveillance. En marge d’un CRD,
les autorités sanitaires régionales ont révélé recevoir quotidiennement des prélèvements pour l'ensemble des maladies sous surveillance et pas seulement pour la diphtérie. Faute d'infrastructure locale, ces échantillons sont acheminés soit à Touba, soit à l'Institut Pasteur de Dakar. Une logistique lourde qui retarde la riposte.
Le docteur Ibrahima Cissé, directeur régional de la Santé, a demandé de ''doter la région d'un laboratoire régional de santé publique''. "Nous avons les compétences, nous avons les ressources humaines, nous avons également des bâtiments. Ce qui reste c'est la volonté politique", a-t-il martelé.
Au-delà du laboratoire, il appelle à la mise en place d'une mini-COUS, déclinaison régionale du Centre des opérations d'urgence sanitaire de Dakar. Une unité de coordination mixte avancée qui donnerait aux autorités sous la supervision du gouverneur les outils légaux et techniques pour décider vite et gérer à temps toute épidémie au niveau régional.








