Vipeoples.net  | Site d'actualité générale sénégalaise des VIP


Recettes, décaissements, déficit …: Ce que l’Etat a collecté et ce qu’il a dépensé jusqu’ici (2026)


Rédigé le Mardi 19 Mai 2026 à 21:30 | Lu 59 fois | 0 commentaire(s)




Pour l'année 2026, l’Etat du Sénégal vise 5932.2 milliards de FCFA de recettes et 7177.2 milliards de FCFA de dépenses pour le budget général. Aujourd’hui, au terme du premier trimestre de l’année, le Ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, a fait le point.

103.4 milliards de plus par rapport à mars 2025

Il a indiqué, lors de son audition de vendredi à l’Assemblée nationale, que les recettes du budget général se sont établies à 1139,5 milliards de FCFA, soit 19,2% de l'objectif annuel de la LFI 2026. Par rapport à la même période de l’an dernier, elles sont en progression de 103,4 milliards de FCFA.

En parallèle, les dépenses totales du budget général se sont établies à 1482,7 milliards de FCFA dont 1346,3 milliards de FCFA sur ressources internes et 136,4 milliards de FCFA sur ressources externes.


Un déficit dans la bonne direction

Résultat : le déficit budgétaire en fin mars 2026 s’est placé à 343,2 milliards de francs CFA, correspondant à 1,5 % du PIB. L’objectif annuel fixé dans la LFI 2026 est de contenir le déficit budgétaire à 1245,1 milliards de FCFA, soit 5,37 % du PIB.

«Ce niveau de déficit trimestriel est cohérent avec la trajectoire de consolidation budgétaire. Durant le mois d'avril 2026», a indiqué Cheikh Diba, face aux députés vendredi.

Entre dépenses et recettes, l'Etat joue la prudence

Globalement, les recettes budgétaires de l’Etat ont été portées à 1558 milliards à fin avril, tandis que les dépenses totales sur ressources internes, « appréhendées sur la base des crédits ordonnancés ont atteint 1103,2 milliards de francs CFA, soit un taux d'exécution de 35,5 % des crédits ouverts», a indiqué le ministre aux députés.

«Ce niveau d'ordonnancement des dépenses sensiblement inférieur aux recettes mobilisées reflète une gestion délibérément prudente et rigoureuse qui s'inscrit dans le contexte du choc pétrolier en cours lié aux tensions géopolitiques au Moyen-Orien», a-t-il expliqué.

Cheikh Diba renseigne que ces tensions génèrent une incertitude élevée sur l'évolution des prix des hydrocarbures et par ricochet sur la trajectoire des recettes pétrolières et des charges de subventions au secteur de l'énergie.



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Les messages jugés choquants seront de suite supprimés


LERAL TV CANAL 33 SENEGAL


Facebook

Publicité