À Dakar, lors d’un point de presse portant sur une opération financière de 650 millions d’euros jugée opaque, Aïssata Tall Sall a annoncé le dépôt imminent d’une demande de commission d’enquête parlementaire.
Devant les journalistes, la présidente du groupe parlementaire Takku-Wallu a indiqué que cette initiative vise à faire toute la lumière sur les engagements pris par l’État dans le cadre de ce mécanisme. Elle a insisté sur la nécessité pour le gouvernement de fournir des informations « claires, complètes et prouvées », notamment à travers l’accès aux documents contractuels.
Selon elle, cette démarche permettra à l’Assemblée nationale d’exercer pleinement sa mission de contrôle et de garantir la transparence dans la gestion des finances publiques.
En effet, Aïssata Tall Sall a contesté les affirmations du gouvernement selon lesquelles l’Assemblée nationale aurait été informée. Face aux journalistes, elle a affirmé qu’aucune communication claire n’a été faite aux députés avant la réalisation de l’opération. « Le ministre n’a jamais informé ni par écrit ni oralement », a-t-elle insisté.
Elle critique notamment l’usage du futur par le ministre des Finances pour évoquer une opération déjà réalisée ainsi que le caractère imprécis des informations contenues dans les documents budgétaires.
Pour la députée, la formule générale figurant dans la loi de finances ne saurait tenir lieu d’information sur un mécanisme aussi spécifique, estimant que cela empêche le Parlement de jouer pleinement son rôle de contrôle.








