Le Front pour la défense de la démocratie et de la République (FDR) accuse le gouvernement sénégalais d’avoir contracté, dans l’opacité, des emprunts financiers jugés « particulièrement toxiques », mettant en péril la souveraineté économique du Sénégal.
Dans un communiqué publié ce mardi 24 mars 2026, l’opposition dénonce des « tractations financières obscures » et estime que « le Premier ministre Ousmane Sonko recourt à des expédients financiers toxiques » allant jusqu’à « mettre le Sénégal sous hypothèque ».
Le FDR pointe ainsi l’utilisation de mécanismes financiers complexes, tels que les « Total Return Swaps » (TRS), considérés comme risqués.
D’ailleurs, la conférence des leaders du FDR craint que « l’argent des Sénégalais serve d’abord à rembourser les banquiers privés avant de financer nos écoles, nos hôpitaux ou nos infrastructures ».
Réagissant à la communication du ministère des Finances, le FDR juge que le « démenti » du gouvernement « ne fait que révéler son malaise tout en l’enfonçant ». Il estime que les explications fournies « ne répondent pas à la question posée », notamment sur « le recours caché à des emprunts toxiques ».
L’opposition réclame ainsi « l’indication précise et détaillée des actifs mis en gage, des charges financières annuelles ainsi que les montants et les bénéficiaires de commissions ». Elle appelle également l’Assemblée nationale à « mettre sur pied une commission d’enquête parlementaire afin de faire la lumière sur ces emprunts ».
Par ailleurs, le FDR exige « le respect des obligations constitutionnelles de transparence et de bonne gouvernance », estimant que « le Sénégal n’est pas un patrimoine personnel que l’on peut gager en secret ».
Pour rappel, ce lundi 23 mars 2026, le "Financial Times" a révélé que l’État du Sénégal aurait mobilisé près d’un milliard de dollars à travers des montages sophistiqués, notamment des « Total Return Swaps » (TRS), en collaboration avec des institutions comme la First Abu Dhabi Bank. Des mécanismes qui permettraient d’obtenir des financements en dehors des circuits classiques d’endettement.








