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Parlement panafricain : Dakar au cœur d’une mission pour accélérer la ratification des instruments de l’Union africaine


Rédigé le Lundi 28 Septembre 2026 à 16:16 | Lu 73 fois | 0 commentaire(s)




Une délégation du Parlement panafricain est à Dakar, du 28 septembre au 1er octobre 2026, dans le cadre d’une mission de plaidoyer auprès des autorités sénégalaises. Au menu des échanges : le Protocole révisé du Parlement panafricain, la libre circulation des personnes, les droits des personnes handicapées, la lutte contre l’apatridie, mais aussi la mise en œuvre de la ZLECAf. 

Le Parlement panafricain veut accélérer le passage des engagements africains aux actes. C’est tout le sens de la mission de plaidoyer menée à Dakar du 28 septembre au 1er octobre 2026 par une délégation de l’institution continentale auprès des autorités sénégalaises.

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‎Conduite par le Groupe régional de l’Afrique de l’Ouest du Parlement panafricain, la délégation, composée de six parlementaires appuyés par trois membres du personnel administratif et des interprètes, entend échanger avec les autorités sénégalaises sur la signature, la ratification et surtout la mise en œuvre effective de plusieurs instruments juridiques de l’Union africaine. 

Au centre de cette démarche figure le Protocole révisé relatif au Parlement panafricain, adopté à Malabo en 2014. Selon le discours prononcé par le secrétaire général adjoint Saloly Fadel Touré, le texte doit encore atteindre le seuil de ratifications requis pour entrer en vigueur. Le Sénégal l’a signé, mais ne l’a pas encore ratifié.

Pour les membres du Parlement panafricain, la ratification de ce protocole constituerait une étape dans l’évolution de l’institution vers un Parlement doté de pouvoirs législatifs renforcés. Elle pourrait également contribuer à l’harmonisation des législations nationales, au renforcement de la démocratie parlementaire et à l’intégration africaine.

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‎Plusieurs instruments au cœur du plaidoyer

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‎Le plaidoyer ne se limite toutefois pas au Protocole de Malabo. La délégation souhaite également échanger avec les autorités sénégalaises sur la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance, le Protocole relatif à la libre circulation des personnes, au droit de résidence et au droit d’établissement, ainsi que le Protocole relatif aux droits des personnes handicapées en Afrique. 

Une attention particulière est également accordée au protocole portant sur le droit à une nationalité et l’éradication de l’apatridie en Afrique, adopté par les chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine en février 2024. 

La délégation compte enfin mettre l’accent sur l’accélération de la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), notamment à travers ses différents protocoles portant sur la propriété intellectuelle, l’investissement, la concurrence, le commerce numérique ainsi que la participation des femmes et des jeunes au commerce.

Pour Saloly Fadel Touré, l’objectif de la mission dépasse ainsi la simple recherche de signatures et de ratifications. Il s’agit également de renforcer le partenariat entre le Parlement panafricain et l’Assemblée nationale du Sénégal, d’identifier des actions concrètes et de consolider le rôle des parlementaires dans le suivi de la mise en œuvre des engagements pris au niveau continental.

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‎« La ratification ne doit être que le début de l’action »

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‎Cette vision a été reprise par le député Massamba Dieng, chef de la délégation sénégalaise au Parlement panafricain, lors de son discours de bienvenue. Le parlementaire sénégalais a insisté sur la nécessité de dépasser le stade des engagements diplomatiques. « Ces textes ne doivent pas rester de simples engagements diplomatiques », a-t-il souligné, en rappelant que la ratification doit être suivie de la transposition dans les législations nationales et de leur application concrète.

Pour lui, les parlements nationaux et le Parlement panafricain ont un rôle central à jouer dans ce processus. Leur coopération et leur coordination doivent permettre de rapprocher les décisions prises à l’échelle continentale des réalités vécues par les populations. Dakar devient ainsi un espace de dialogue sur l’avenir du parlementarisme africain et sur la capacité des institutions du continent à transformer les instruments juridiques de l’Union africaine en actions concrètes. 

L’enjeu, selon les intervenants, est de contribuer à une Afrique plus intégrée sur les plans politique, économique et institutionnel, conformément aux ambitions de l’Agenda 2063.



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