Dans un contexte marqué par la raréfaction du poisson et les difficultés d’approvisionnement des marchés sénégalais, l’expert du secteur de la pêche Omar Dramé a apporté des explications sur la décision des autorités d’attribuer quatre licences de pêche à un armateur sénégalais.
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‎Interrogé sur cette mesure par nos confrères de la RFM, Omar Dramé a décrit une situation « extrêmement difficile » concernant l’accès aux produits halieutiques au Sénégal. Selon lui, cette tension sur le marché a conduit le ministère des Pêches à solliciter le CRODT afin d’évaluer les possibilités d’exploitation supplémentaires des ressources.
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‎À l’issue des études réalisées, le centre aurait conclu à « une possible exploitation de près de 3000 tonnes ». Sur cette base, le ministère a adressé une correspondance aux différents armateurs pour recueillir des candidatures en vue de l’exploitation de ce quota.
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‎D’après Omar Dramé, un seul armateur a finalement répondu à l’appel. « Parmi les armateurs, un seul a postulé », a-t-il expliqué, précisant que le dossier a ensuite été examiné par la Commission d’attribution des licences de pêche.
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‎L’expert souligne que cette commission réunit plusieurs structures de l’État, notamment des représentants de la primature, du ministère des Forces armées et du ministère des Pêches. « Tout est transparent », a-t-il insisté, ajoutant que la commission avait rendu un avis favorable suivi par le ministère.
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‎Revenant sur les critiques liées à l’attribution des licences à un seul opérateur, Omar Dramé affirme qu’aucun autre armateur n’avait déposé un dossier de candidature. « Les autres armateurs n’ont pas postulé », a-t-il déclaré.
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‎Pour lui, cette décision s’inscrit dans la politique gouvernementale visant à renforcer l’approvisionnement du marché local. Il estime en effet que l’orientation massive vers l’exportation contribue aux difficultés d’accès des Sénégalais aux produits halieutiques.
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‎« La majeure partie de ces navires sont dans l’exportation, parce que 80 % des produits sont exportés, et cela pose énormément de difficultés pour que les populations sénégalaises puissent accéder à ces produits », a soutenu Omar Dramé.
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‎Concernant l’identité du bénéficiaire des licences, l’expert a simplement indiqué qu’il s’agit « d’un Sénégalais », sans donner plus de précisions sur son identité.







