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Horloge biologique et maternité : Ce que révèle le Pr Moreira sur les risques de repousser une grossesse


Rédigé le Dimanche 18 Octobre 2026 à 13:14 | Lu 50 fois | 0 commentaire(s)




Face au recul progressif de l'âge de la première grossesse, l’information sur la santé reproductive ne doit plus être un sujet tabou réservé aux trentenaires. Lors d’un atelier de formation des journalistes en santé à Dakar, le professeur Philippe Marc Moreira, spécialiste en gynécologie-obstétrique et assistance médicale à la procréation, a tiré la sonnette d'alarme. Évoquant le déclin de la réserve ovarienne dès 29 ans et l'accélération des difficultés après 35 ans, le praticien plaide pour une éducation à la fertilité intégrée dès le collège et le lycée afin de permettre aux femmes d'effectuer des choix de vie éclairés.

​La fertilité féminine reste entourée de nombreuses idées reçues. De nombreuses femmes ignorent encore que leurs chances de concevoir évoluent irrémédiablement avec l’âge et que le temps constitue un facteur déterminant dans leur projet de maternité. Pour le professeur Philippe Marc Moreira, spécialiste en gynécologie-obstétrique, médecine et assistance médicale à la procréation, cette réalité biologique doit être expliquée en toute transparence.

​Le spécialiste s’exprimait lors d’un atelier de renforcement des capacités des journalistes organisé par l’Association des journalistes en santé, population et développement, en partenariat avec la Direction de la santé de la mère et de l’enfant (DSME), portant sur la lutte contre l’infertilité et ses implications sociales.

​Une réserve ovarienne qui diminue inéluctablement avec le temps

​Contrairement aux hommes, dont la production de spermatozoïdes se renouvelle continuellement, les femmes naissent avec un stock d’ovocytes limité qui diminue progressivement tout au long de leur vie reproductive.

​Le professeur Moreira souligne que les femmes doivent être informées le plus tôt possible de ce mécanisme physiologique. Il situe le début du déclin de la fertilité autour de 29 ans, avec une baisse plus marquée à partir de 35 ans et des difficultés d'accès à la maternité nettement accrues après 40 ans. Bien que ces repères restent indicatifs — la fertilité variant d’une femme à l’autre —, le spécialiste rappelle que repousser un projet de grossesse sur plusieurs années réduit mécaniquement les probabilités de conception naturelle.

​L’école et l'université : Des espaces stratégiques de sensibilisation

​Pour le praticien, la sensibilisation à la santé reproductive ne doit pas intervenir uniquement au moment où surviennent les premières difficultés d'infertilité au sein du couple. Elle doit s’amorcer dès l’adolescence, dans les collèges, les lycées et les facultés.

​L’objectif n'est pas d’imposer un calendrier matrimonial ou de maternité, mais de doter les jeunes femmes des connaissances indispensables pour anticiper les effets du temps. Le professeur Moreira insiste sur la responsabilité partagée des professionnels de santé et des médias pour relayer une information scientifique fiable et débarrassée des tabous sociétaux.

​Infertilité : Une approche médicale globale face aux facteurs de risque

​Au-delà de l'horloge biologique, la baisse de la fertilité féminine s'explique par des pathologies complexes : troubles de l’ovulation, endométriose, séquelles d'infections ou obstructions des trompes de Fallope. Un bilan médical approfondi s'impose systématiquement dès l'apparition de retards de conception.

​À travers sa communication, le professeur Philippe Marc Moreira plaide pour une éducation préventive à la fertilité et un accompagnement médical précoce des couples, afin d'éviter qu'un manque d'information ne vienne aggraver des situations cliniques ou sociales déjà complexes.



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