Aly Ngouille Ndiaye, le leader du Parti pour la souveraineté et le développement (PSD Njariñ) a donné son avis sur plusieurs sujets brûlants de l’actualité.
A propos des commissions d’enquêtes parlementaires, actuellement en cours à l'Assemblée nationale, l’ancien ministre de l’Intérieur estime que, dans une démocratie normale, rien n’empêche les personnes convoquées de s’y présenter pour apporter des éclairages. Toutefois, il semble peu apprécier la tournure que prennent parfois les débats.
« J’ai apprécié certaines questions, mais je n’en ai pas apprécié d’autres. Ce n’est ni la Cour des comptes, ni l’IGE, encore moins la Police ou la Gendarmerie. Mais quand tu les suis, parfois tu te demandes où ils se croient être », a-t-il indiqué à nos confrères de Senegal7.
"Guy Marius, qui se prend pour un substitut"
Aly Ngouille Ndiaye fait ensuite un bref rappel : « En commençant par le président de l’Assemblée nationale, n’est-ce pas lui qui, il y a quelques années, disait qu’il n’irait pas répondre à une commission d’enquête parlementaire parce qu’il n’en voyait pas l’utilité ? C’était bien lui. »
Et d’enchaîner : « Je suis aussi tombé sur une vidéo de Birame Souleye Diop qui disait la même chose et déclarait qu’il n’y répondrait pas parce que ce sont des futilités. Guy Marius, qui se prend actuellement pour un substitut (du procureur), abondait lui aussi dans le même sens. Donc, qu’est-ce qui a changé entre-temps ? », interroge l’ancien ministre de l’Intérieur.
"Serigne Bassirou Guèye est un ayant droit"
Aly Ngouille Ndiaye dit avoir, en revanche, apprécié la prestation de l’ancien ministre de l’Urbanisme, Abdou Karim Fofana, devant ladite commission. Selon lui, ce dernier maîtrise parfaitement les sujets sur lesquels il a été interrogé et a apporté des réponses « pertinentes ».
Concernant les villas octroyées à l’ancien procureur Serigne Bassirou Guèye, Aly Ngouille Ndiaye estime que celui-ci est bien un ayant droit. « C’est un magistrat qui assume des responsabilités très risquées dans le pays. Il doit avoir un domicile, comme d’autres en ont, de la même manière que les gens des Impôts et Domaines bénéficient de terrains. D’autres magistrats aussi y ont droit », soutient-il.
"Ce n’est pas dans l’intérêt du pouvoir actuel..."
S’agissant des prochaines élections, Aly Ngouille Ndiaye estime qu’il n’y aura pas de couplage des élections législatives et locales. En tout cas, selon lui, « ce n’est pas dans l’intérêt du pouvoir actuel de coupler les élections ».
Quant au sort de la présente législature, l’ancien ministre se veut clair : « Si c’était moi, j’aurais dissous l’Assemblée nationale. Mais peut-être pas le 2 décembre. J’aurais pris un peu plus de temps », a-t-il déclaré.
Pour les prochaines échéances électorales, PSD Njariñ ira-t-il seul ou avec d’autres formations politiques ? Aly Ngouille Ndiaye précise : « Nous ne refusons pas d’alliances, que ce soit avec le régime actuel ou avec d’autres. L’essentiel, c’est que nous irons dans le sens des intérêts de notre parti. Nous n’excluons pas d’aller seuls, d’aller avec le régime ou contre le régime. »
Pour l’heure, précise-t-il, son parti a lancé une plateforme d’adhésion, et c’est ce qui importe le plus à ses yeux.








