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Gabon : en fin de convalescence au Maroc, Ali Bongo de retour à Libreville le 23 mars


Rédigé le Jeudi 21 Mars 2019 à 21:18 | Lu 90 fois | 0 commentaire(s)



Après près de quatre mois de convalescence à Rabat au Maroc, le président gabonais rentre définitivement à Libreville ce samedi 23 mars, selon un communiqué officiel de la présidence gabonaise. Absent depuis le 24 octobre dernier du pays depuis son AVC survenu à Riyad en Arabie saoudite, Ali Bongo Ondimba est déjà retourné brièvement deux fois au pays.


Gabon : en fin de convalescence au Maroc, Ali Bongo de retour à Libreville le 23 mars

Dans une déclaration lue en milieu de journée de ce jeudi 21 mars, le porte-parole de la présidence gabonaise, Ike Ngouoni Aila Oyouomi, a annoncé le retour ce samedi 23 mars à Libreville du chef de l'Etat gabonais Ali Bongo Ondimba.

 

 

 

 

Dans la déclaration d'une durée de 30 secondes, le porte-parole de la présidence gabonaise a indiqué qu'Ali Bongo «quittera le Maroc pour rentrer au Gabon», et «retrouver ses compatriotes». Selon le porte-parole, le chef de l'Etat «tient à remercier le roi du Maroc» ; une annonce qui indique que cette fois, le président a bel et bien fini sa convalescence.

«Son excellence, Monsieur le Président de la République, chef de l'État, Ali Bongo Ondimba, quittera le Maroc pour rentrer au Gabon ce samedi 23 mars. Son Excellence, Monsieur le Président de la République, chef de l'État, se réjouit de retourner parmi ses compatriotes. Il tient à remercier très chaleureusement son frère, Sa Majesté le Roi du Maroc, Mohammed VI, pour la qualité de son accueil et l'inestimable soutien apporté tout au long de son séjour dans le Royaume chérifien», a annoncé Ike Ngouoni Aila Oyouomi, le porte-parole de la présidence gabonaise.

Lire aussi : Santé d'Ali Bongo : le Maroc, destination de convalescence du patient présidentiel

 

Retour après six mois d'absence

Le patient Bongo a visiblement fini sa convalescence après avoir passé quatre mois de séjour médical à Rabat. Victime d'un AVC survenu à Riyad en Arabie saoudite le 24 octobre dernier, il a été accueilli par le roi Mohammed VI pour sa convalescence depuis le 28 novembre, après un traitement de deux mois au King Faiçal hospital. Durant son séjour médical marocain, le chef d'Etat gabonais a effectué deux courts séjours  à Libreville où il a été une première fois le 15 janvier pour la prestation de serment du nouveau gouvernement, et une seconde fois le 25 février où il a également reçu durant un séjour express, plusieurs responsables d'institutions nationales.

Lire aussi : Convalescence au Maroc : Ali Bongo, la présidence à distance

 

Cette fois, tout laisse à croire que c'est un retour officiel et définitif, même si aucune indication sur son état de santé n'a été communiquée par la présidence gabonaise. Le retour du président Bongo au pays intervient dans un contexte assez tendu avec l'opposition et une grande partie de la société civile continue d'exiger la proclamation de «la vacance du pouvoir » à la tête de l'Etat. Malgré les explications du gouvernement et une communication de crise qui a certes beaucoup failli à certains moments, Ali Bongo va devoir convaincre et cette fois dès son retour, qu'il garde toujours sur la gestion des affaires de l'Etat.

Son absence a été en effet marquée par une série d'évènements qui ont défrayé la chronique notamment la tentative de coup d'Etat  avortée en janvier; la formation d'un nouveau gouvernement  qui a été remanié  quelques jours plus tard et le départ de plusieurs de ses proches du premier cercle du pouvoir. La tension était telle que pour le traditionnel discours de fin d'année du 31 décembre qui a été prononcé depuis Rabat, le chef de l'Etat a dû reconnaître publiquement ses ennuis de santé à travers une apparition savamment préparée et qui n'a pour principal objectif que d'atténuer les inquiétudes de l'opinion.

Avec toute la polémique qui a entouré cette absence, Ali Bongo est attendu sur beaucoup de dossiers urgents, notamment sur les plans politique et socio-économique. Autant dire que ses premiers pas seront particulièrement scrutés par l'opposition et surtout ses détracteurs qui ne manqueront pas de jauger sa capacité à continuer à exercer les charges de président de la république.
 



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