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Dette, FMI et blocages budgétaires : Pourquoi le Sénégal risque la rupture de confiance selon Cheikhou Oumar Sy


Rédigé le Dimanche 8 Novembre 2026 à 21:33 | Lu 28 fois | 0 commentaire(s)




Le Sénégal ne joue pas seulement sa stabilité budgétaire, mais également sa crédibilité auprès de ses partenaires internationaux. C’est le signal d’alarme lancé ce dimanche 8 novembre 2026 par Cheikhou Oumar Sy, lors d’une conférence de presse consacrée à la crise économique et au blocage institutionnel.

​Entre rejet de la loi de finances rectificative (LFR) 2026, incertitudes autour de la loi de finances initiale (LFI) 2027 et tensions sur les finances publiques, les intervenants redoutent une fragilisation de la confiance dans les institutions et la parole de l’État.

​Derrière les batailles autour des textes budgétaires, c’est toute la crédibilité économique du Sénégal qui serait en jeu. Pour Cheikhou Oumar Sy, ces désaccords institutionnels interviennent dans un contexte international particulièrement exigeant, marqué par les tensions géopolitiques, la volatilité des marchés énergétiques, le resserrement des financements et les attentes accrues des investisseurs.

​Le pays, longtemps considéré comme un partenaire institutionnel stable en Afrique de l’Ouest, doit désormais faire face à de sérieuses interrogations sur la soutenabilité de sa dette, la fiabilité de ses prévisions budgétaires et la cohérence de ses décisions publiques.

​La dégradation de sa notation souveraine, les difficultés de mobilisation des financements extérieurs et les incertitudes entourant les négociations avec le Fonds monétaire international (FMI) constituent, selon lui, autant de signaux qui appellent à une vigilance accrue.

​Mais les conséquences de cette situation ne se limitent pas aux relations avec les partenaires financiers. Elles se répercutent sur l'économie réelle. « Pendant ce temps, nos entreprises attendent le règlement de leurs créances, notre jeunesse attend des emplois et nos ménages subissent les conséquences de la contraction des marges budgétaires », a-t-il souligné.

​D'où son interrogation, particulièrement incisive : « Comment demander des sacrifices aux Sénégalais lorsque les institutions censées conduire le redressement national ne parviennent pas à s'accorder sur les orientations budgétaires essentielles ? ».

​Pour Cheikhou Oumar Sy, l'enjeu dépasse ainsi les divergences politiques. Il s'agit de préserver la continuité de l'État, le respect des engagements internationaux et la solidité des institutions républicaines. « Nous ne sommes pas réunis pour alimenter une querelle politique supplémentaire », a-t-il insisté, appelant à replacer l'intérêt supérieur de la nation au centre du débat public.

​Aux côtés de Madana Kane, Théodore Chérif Monteil et Alassane Niang, il a pris part à cette rencontre organisée autour du rejet de la LFR 2026, des blocages liés à la LFI 2027, de l'aggravation des tensions budgétaires et des risques économiques de la confrontation institutionnelle.



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