Après la décision du Conseil constitutionnel sur les fonds spéciaux, le groupe parlementaire Pastef avait réagi en chargeant le chef de l’État qui, selon lui, « tient ardemment à ses fonds politiques, si bien qu'il a activé tous les instruments de blocage des réformes de rupture qu'il avait pourtant promises au peuple sénégalais ». Le parti présidentiel, Kiiraay, vient de réagir à son tour.
« Suite au désaveu cinglant du Conseil constitutionnel, Pastef, toute honte bue, ose encore parler de transparence sans jamais évoquer l'utilisation scandaleuse par Ousmane Sonko du Compte Jamm pour la paix en Casamance, à hauteur de 3,7 milliards de francs CFA entre 2025 et 2026, sans aucune justification », a contre-attaqué Kiiraay.
Dans son communiqué de presse, le parti du président Bassirou Diomaye Faye affirme que Ousmane Sonko a vaguement évoqué l'achat de véhicules et la réfection du Building administratif, « des dépenses qui n'ont rien à voir ni avec la paix ni, encore moins, avec la Casamance ». Donc pour Kiiraay, à Pastef la transparence serait à géométrie variable .
« Pendant que les populations portent encore les blessures de décennies de conflit, que des familles attendent les véritables dividendes de la paix et que la jeunesse aspire à davantage d'opportunités, le Compte Jamm, destiné à la paix en Casamance, faisait l'objet de dépenses obscures par le Premier ministre Ousmane Sonko », assène le parti présidentiel.
Il estime que la reddition des comptes ne doit être ni une arme politique ni un slogan de meeting. « Elle doit être une exigence permanente, applicable à tous, sans exception, sans privilège et sans sélectivité », conclut Kiiraay.








