Le conseil municipal de Ndioum, dans le département de Podor, a approuvé la répartition des fonds de dotation alloués à la commune au titre de la gestion 2026. Une enveloppe de 35 836 565 francs CFA jugée insuffisante par le maire, Cheikh Omar Anne, au regard des nombreuses charges qui incombent à la collectivité.
Réunis en session, les conseillers municipaux ont ainsi validé la répartition des fonds de dotation reçus de l’État. Pour le maire de Ndioum, cette enveloppe reste largement en deçà des besoins de la commune, qui doit notamment faire face aux dépenses liées à l’éducation, à la santé, à l’entretien des infrastructures et à la gestion des ordures.
Le Dr Cheikh Omar Anne a également déploré le retard dans la mise à disposition de ces ressources. Selon lui, des fonds qui auraient dû être disponibles plus tôt dans l’année ne sont arrivés qu’à la fin du mois d’août, obligeant les collectivités à engager les dépenses dans des délais très courts avant la clôture de la gestion.
« Le poste de santé de Ndioum mérite mieux que 3,5 millions de francs CFA », a notamment regretté le maire, estimant que les ressources transférées par l’État ne correspondent pas suffisamment aux charges assumées par les collectivités territoriales.
Il plaide ainsi pour un renforcement significatif des moyens financiers des communes. Il estime qu’au moins 15 % du budget de l’État devraient être décentralisés afin de permettre aux collectivités territoriales de mieux prendre en charge les préoccupations des populations.
Pour Cheikh Omar Anne, cette question mérite une attention particulière de la part de l’État, alors que les communes sont appelées à jouer un rôle central dans le développement local.







