Le spectre des délestages refait surface au Sénégal. Après plusieurs régions, les coupures d’électricité gagnent désormais Dakar, faisant resurgir les inquiétudes sur la capacité du système électrique à absorber la hausse de la demande.
Une situation que le député Thierno Alassane Sall ne manque pas de dénoncer. Pour le parlementaire, ces délestages viennent surtout mettre en lumière les limites de l’anticipation des autorités face au pic de consommation annoncé pour les mois d’octobre et de novembre.
« La Senelec annonçait une pointe annuelle de 1 450 MW pour la période octobre-novembre, tout en entretenant un flou sur sa capacité à faire face à ce pic. La réalité nous rattrape : des délestages sévissent dans les régions, et atteignent Dakar ce vendredi. C'est le signe d’une fragilité systémique et d’une régression certaine », lance-t-il.
Au-delà de la coupure elle-même, le parlementaire alerte sur les conséquences en cascade. « Le manque d'anticipation et de vérité plonge à nouveau les Sénégalais dans l'angoisse de l'obscurité, condamne nos travailleurs au chômage technique et paralyse nos structures de santé au péril de la vie des patients », regrette TAS.
La critique prend une dimension supplémentaire avec la perspective des Jeux olympiques de la Jeunesse (JOJ). Alors que le Sénégal se prépare à accueillir un événement international, la question de la fiabilité de ses infrastructures énergétiques revient au premier plan.
« Et dire que ce même État prétend accueillir le monde pour les Jeux olympiques de la jeunesse », ironise Thierno Alassane Sall.








