Urgence d’une Réaction Face à une Cybermenace Inacceptable
Nous, représentants du Mouvement Sénégal Bi Ñu Bokk France exprimons
notre profonde indignation face à la cyberattaque qui a potentiellement
compromis les données personnelles de nombreux Sénégalais. Selon des
informations circulant sur les réseaux sociaux et plusieurs médias
nationaux, la Direction de l’Automatisation des Fichiers (DAF) aurait été
victime du groupe de Hacker « The Green Blood », avec 139 To de données
biométriques et d’immigration désormais disponibles sur le darkweb.
Cette situation alarmante si elle se confirme révèle l’amateurisme et
l’impuissance potentielle du pouvoir actuel. Entre le discours tonitruant sur
la souveraineté numérique et la réalité, il y’a un véritable gap. Pourquoi
confier la sécurité de nos données sensibles à des entreprises en Malaisie
“IRIS Corporation” et son prestataire "NetAssist Cybersecurity Provider"
,
alors que notre pays regorge d'experts en cybersécurité ? L’État se doit de
garantir notre souveraineté numérique et de protéger ses propres citoyens.
Le message des Malaisiens indiquant "Merci de ne rien modifier... jusqu'à
notre arrivée" illustre bien une forme d’impuissance.
Nous attendons la confirmation officielle de l’Etat, car les conséquences
pourraient être dramatiques. Comment imaginer que nos empreintes, nos
photos et nos filiations soient potentiellement exposées, rendant chaque
Sénégalais vulnérable à l’usurpation d’identité ? Si les enregistrements
d’immigration sont dans la nature, cela représente une brèche majeure
pour notre sécurité nationale. Les services de renseignement étrangers
pourraient savoir qui est entré ou sorti du pays, mettant ainsi notre sécurité
en péril.
Sénégal Bi Ñu Bokk France
De plus, l’incident, survenu le 19 janvier 2026, a été gardé secret,
trahissant un mensonge par omission. Pourquoi le public n’a-t-il été
informé que par une fuite ?
Enfin, l’admission que les données sur le "Perso Server" ont été altérées
soulève de sérieuses questions sur l’intégrité de notre fichier électoral. Qui
peut garantir que les cartes d'identité biométriques émises récemment
sont authentiques ? Ce doute préventif pourrait être bloquant pour toute
élection future.
139 Téraoctets de nos vies seraient dans la nature. Ce n'est plus de la
négligence mais de l'amateurisme totalement inadmissible.
Ce jour pourrait rester gravé comme une faillite historique, car l'État se doit
de garantir la protection et l’inviolabilité de toutes les bases de données
qui participent à l’existence légale de ses citoyens.
Toutes les données du darkweb étant à la merci de ceux qui en font
l’acquisition, ne plus être maîtres de nos propres noms prénoms et État
civil pourrait nous transformer en cibles potentielles, dépouillées du socle
premier de la citoyenneté dans un État de droit : NOTRE IDENTITÉ.
Nous exigeons une réaction urgente du pouvoir pour clarifier la situation
pour restaurer la confiance dans nos institutions en prenant toutes les
mesures idoines qui garantissent notre souveraineté numérique.
Paris, le 05 février 2026
La commission communication
sbbcomfrance@gmail.com








