COMMUNIQUE :
Relatif au voyage officiel du Président de l’Assemblée nationale en Chine,
aux déclarations du Premier ministre au Maroc et aux injures à l’encontre
des chefs religieux
Nous tenons à exprimer notre profonde préoccupation face à certaines dérives observées
récemment dans la conduite des affaires publiques par de hautes autorités de l’État.
En effet, le voyage officiel de Monsieur El Malick Ndiaye, Président de l’Assemblée
nationale, en République populaire de Chine, soulève de sérieuses interrogations. Une
mission officielle, engagée au nom de la Nation sénégalaise et financée par les deniers
publics, ne saurait en aucun cas servir de tribune à l’affichage ou à la promotion d’un
parti politique.
L’Assemblée nationale est une institution républicaine qui représente l’ensemble du
peuple sénégalais, au-delà des clivages partisans. Toute confusion entre fonctions
institutionnelles et engagements politiques personnels constitue une entorse grave aux
principes de neutralité, de réserve et de responsabilité qui doivent guider l’action
publique.
Par ailleurs, nous déplorons les déclarations inexactes et inappropriées tenues par
Monsieur le Premier ministre, Ousmane Sonko, lors de sa récente visite officielle au
Royaume du Maroc. Dans un contexte diplomatique sensible, la parole du Chef du
Gouvernement engage l’État sénégalais tout entier. Elle se doit d’être rigoureuse,
mesurée et conforme à la vérité des faits, afin de préserver la crédibilité internationale
du Sénégal et la solidité de ses relations bilatérales.
Nous rappelons avec force que l’exercice du pouvoir impose retenue, exemplarité et
respect scrupuleux des institutions. Les responsabilités d’État ne peuvent être
instrumentalisées à des fins partisanes ni entachées par des déclarations approximatives
susceptibles de nuire aux intérêts supérieurs de la Nation.
Nous appelons les autorités concernées à faire preuve de plus de responsabilité, de clarté
et de respect des principes républicains, dans l’intérêt exclusif du peuple sénégalais et
de l’image du Sénégal sur la scène internationale.
De ce fait, nous exigeons que tous les frais engagés par EL MALICK NDIAYE pour ce
voyage en CHINE, soient remboursés jusqu’au dernier centime à l’état du Sénégal si
tant est que c’est l’argent du contribuable sénégalais, car ayant servi à promouvoir le
PASTEF et non les besoins du pays.
Et pour finir, depuis quelques jours, des propos injurieux et irrespectueux attribués Ã
certains militants du parti PASTEF à l’encontre de chefs religieux sénégalais circulent
sur les réseaux sociaux et dans l’espace public.
Nous condamnons avec la plus grande fermeté ces dérives verbales, qui portent
gravement atteinte à la dignité de nos guides religieux, piliers historiques de la cohésion
sociale, de la paix et de la stabilité du Sénégal. Les chefs religieux, toutes confréries et
obédiences confondues, ont toujours joué un rôle fondamental dans l’apaisement du
débat public et la préservation du vivre-ensemble.
Rien - ni l’engagement politique, ni la passion militante, ni les divergences
idéologiques-ne saurait justifier l’injure, l’outrage ou le mépris envers des autorités
morales respectées par des millions de Sénégalais. Ces comportements sont contraires
à nos valeurs culturelles, religieuses et républicaines.
Nous appelons les responsables politiques, en particulier ceux du parti PASTEF, Ã
assumer pleinement leur responsabilité morale et politique en condamnant clairement
ces actes, en rappelant leurs militants à l’ordre et en œuvrant pour un débat public
empreint de respect, de retenue et de hauteur.
Le Sénégal ne se construira ni dans l’insulte ni dans la stigmatisation, mais dans le
respect mutuel, le dialogue et la reconnaissance de ce qui fonde notre unité nationale.
Pour le FRDS
La Présidente
Fatou Mahine NDIAYE











