Le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Dr Ibrahima Sy a apporté, ce vendredi, des précisions sur la destruction des stocks périmés retrouvés dans les locaux de Softcare.
Il a rappelé qu’ils ont été détruits sous la supervision de la gendarmerie. Il a également précisé que les quantités finalement concernées étaient supérieures aux premières estimations. « Avant, on parlait de 1 300, mais quand il y a eu les investigations, ils ont dit que ce n’est pas 1 300, c’est 2 200. Une partie du stock avait été conservée dans un autre lieu. Tout ce stock périmé a été détruit. Ces matières ne pouvaient plus être utilisées dans le processus de fabrication », a-t-il expliqué.
Sur la nature des produits incriminés, le ministre a souligné que Softcare relève des produits d’hygiène corporelle et de la catégorie des produits cosmétiques.
« C’est un produit de santé, mais qui ne peut pas être considéré comme un médicament », fait-il remarquer. Alors que les médicaments sont commercialisés dans les officines, il a indiqué que les produits Softcare sont également disponibles dans les commerces et les grandes surfaces.
Le projet de décret prévu par la réglementation doit permettre d’encadrer la commercialisation de ces produits cosmétiques et d’hygiène corporelle.
Par ailleurs, interrogé sur l’existence d’un protocole d’alerte, Dr Ibrahima Sy a répondu par l’affirmative. Il a indiqué qu’un système de contrôle existe déjà à travers la pharmacovigilance. « Nous allons renforcer le dispositif d’intervention de l’Agence de réglementation pharmaceutique (ARP) afin d’améliorer la prise en charge des éventuelles alertes liées aux produits concernés. Nous allons aussi renforcer le dispositif de contrôle et de surveillance des produits de santé et d’hygiène », a-t-il promis.







