Les Collectifs des Femmes Leaders du mouvement RASAN, sous la coordination nationale de Mme Aïssatou Aïda Ndiongue, lancent un appel au président de la République, Bassirou Diomaye Faye, pour que la situation de leur coordinatrice fasse l’objet d’une attention particulière. Dans un communiqué, ces femmes leaders demandent au chef de l’État de veiller, « dans le strict respect de l’indépendance de la justice », à l’application effective des décisions judiciaires rendues dans le dossier de Mme Aïssatou Aïda Ndiongue. Selon le collectif, l’ancienne entrepreneure et enseignante avait été poursuivie dans le cadre de la procédure devant la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI). Les signataires affirment que la Commission d’instruction de la CREI avait finalement rendu une décision de non-lieu total à son égard. Le collectif rappelle également que la justice s’était prononcée sur la restitution de certains biens appartenant à Mme Ndiongue. Il soutient toutefois que, malgré le dénouement des procédures judiciaires, celle-ci serait toujours confrontée à des difficultés liées à la restitution d’une partie de ses avoirs.
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‎Des avoirs toujours réclamés
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‎Les femmes leaders de RASAN indiquent que plusieurs biens de Mme Aïssatou Aïda Ndiongue avaient été saisis dans le cadre des procédures, notamment des sommes d’argent et des bijoux. Si les bijoux auraient été restitués depuis 2022, le collectif affirme que des sommes d’argent restent, selon Mme Ndiongue, en attente de restitution. Face à cette situation, les signataires s’adressent directement au Président de la République. « Après toutes ces années de procédures, d’attente et d’épreuves, nous estimons qu’une attention particulière doit être accordée à cette situation », écrivent-elles.
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‎« Le respect des décisions de justice »
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‎Le collectif demande au chef de l’État d’examiner le dossier « avec humanité, responsabilité et équité », tout en soulignant la nécessité de préserver l’indépendance de la justice. Les femmes leaders de RASAN formulent trois principales demandes : le respect des droits de Mme Aïssatou Aïda Ndiongue, l’application effective des décisions de justice rendues et la restitution des biens et sommes qui lui reviendraient conformément à ces décisions. Pour elles, cette démarche ne relève pas d’une volonté de remettre en cause les institutions judiciaires, mais d’une exigence liée au respect de l’État de droit. « Le respect des décisions de justice constitue un principe essentiel de l’État de droit et de la confiance des citoyens dans les institutions », souligne le communiqué. Les Collectifs des Femmes Leaders de RASAN disent ainsi vouloir privilégier « la responsabilité et la paix » afin qu’une issue puisse être trouvée à cette situation, et permettre à Mme Aïssatou Aïda Ndiongue de tourner une page présentée comme particulièrement douloureuse de son parcours.







