Le Gouvernement du Sénégal a décidé de venir en aide aux personnes en situation d'insécurité alimentaire sévère ainsi qu'aux éleveurs confrontés à la période de soudure. Ce, à travers un plan d'assistance alimentaire et pastorale. Une initiative qui suscite de nombreuses réactions.
Le président du mouvement Ensemble pour le Travail, l'Intégrité, l'Éthique et la Citoyenneté (ETIC), Ibrahima Hamidou Dème, a profité de cette annonce pour relancer le débat sur la gestion des fonds politiques.
« Le gouvernement annonce avoir mobilisé 7,2 milliards de FCFA pour financer un plan d'assistance alimentaire et pastorale au profit de 836 786 personnes en situation d'insécurité alimentaire sévère ainsi que de 490 214 unités de bétail. Dans un pays où l'urgence sociale est aussi criante, peut-on accepter que des autorités politiques disposent de plusieurs milliards de fonds politiques gérés dans la plus grande opacité ? », s'est-il interrogé.
Pour rappel, celui que l'on appelle communément le « Juge Dème » a déjà saisi la Cour de justice de la CEDEAO afin d'obtenir de l'État du Sénégal la publication des montants alloués au Président de la République et au Premier ministre au titre des fonds politiques.
Cette requête avait été introduite au lendemain des déclarations d'Ousmane Sonko, qui avait affirmé disposer, en sa qualité de Premier ministre, de fonds politiques de plus de 1,7 milliard de FCFA, sans préciser si ce montant était versé par trimestre ou annuellement.








