Je lirai (dans un futur immédiat ; peut-être dès demain) le livre du Diplomate Omar Demba Ba. Pour deux raisons :
1) Je suis un rat insatiable de bibliothèque.
2) Le livre meuble un champ thématique que les analystes, les journalistes et les éditorialistes labourent sans arrêt.
Je ne connais pas l'auteur. Cependant les appréciations plurielles et élogieuses suggèrent et même démontrent que l'inamovible Conseiller diplomatique est un esthète de la plume.
Car, en effet, sous d'autres cieux, les Discours royaux et/ou présidentiels sont écrits par une brochette de Conseillers et de Collaborateurs aux compétences et aux styles variés.
Le Général De Gaulle a personnellement et intégralement écrit les Discours qui sont entrés dans l'Histoire : le Discours de Bayeux, le Discours d'avril 1961 contre le "quarteron de Généraux félons" et le Discours anti-chienlit de mai 68.
Les autres Discours de la période 1958-1969 ont été écrits soit par Burin Des Rosiers, Secrétaire général de l'Élysée, soit par Bernard Tricot, Directeur du Cabinet du Général De Gaulle.
Sous Mitterrand, on sait que le Discours prononcé devant le Bundestag, en Allemagne, fut co-écrit par Hubert Védrine et Jacques Attali.
Quant au Président Senghor, il écrivait comme il faisait écrire. Et dans les deux cas, Senghor était toujours un maniaque de la correction et de la perfection.
Parmi les "plumes" de Senghor, on peut le Français Michel Aurillac (Conseiller juridique de Senghor et futur Ministre de la Coopération), Moustapha Niasse et le Conseiller politique Henry Jean-Baptiste (originaire de Martinique).
Par BABACAR JUSTIN NDIAYE








