Le Directeur général de la Société Africaine de Raffinage (SAR), Mouhamadou Abib Diop, a vivement critiqué l'Assemblée nationale, ce samedi 7 novembre 2026 à Mbacké. Il s'exprimait lors de la cérémonie de lancement et d'installation du comité d'initiative Waay Laagoy Kiiraay de Mbacké, organisée au Conseil communal de la Jeunesse de la ville.
Cette rencontre, placée sous le haut patronage de M. Diop et sous la supervision de Serigne Guèye, coordonnateur Waay Laagoy Kiiraay du département de Mbacké, a été organisée sous la bannière de Kiiraay, « Les Patriotes Républicains ».
Coordonnateur communal de Kiiraay à Touba, le DG de la SAR a saisi l'occasion pour évoquer la situation politique nationale.
Il a d'abord affirmé que « l'heure est grave », en rappelant que l'Assemblée nationale a décidé de bloquer la Loi de finances rectificative (LFR). Il a ajouté qu'« il y a quelques minutes d'ailleurs », la commission des finances de l'Assemblée avait décidé de mettre son veto à la loi de finances initiale (LFI) 2027.
Abib Diop a alors mis en cause le patriotisme des députés : « Nous nous sommes appelés à même nous poser des questions par rapport au patriotisme des députés, parce qu'ils sont censés représenter le peuple, ils sont censés porter les souhaits et les besoins du peuple. Mais malheureusement, ce qu'on voit, ce sont des députés qui sont en tout cas derrière un homme et qui suivent, malheureusement, l'intérêt d'un homme versus l'intérêt d'un État ou l'intérêt de tout un pays. »
Il a poursuivi : « Leur patriotisme, je pense que nous devons le remettre en question. Nous sommes des patriotes républicains, parce que nous mettons la République au-dessus des intérêts personnels et des intérêts individuels. »
Face à ce contexte, il a appelé à un « sursaut patriotique » : « J'appelle toutes les forces vives à une union sacrée, parce que les institutions sont menacées. »
Le Directeur général de la SAR a ensuite annoncé une réaction prochaine du chef de l'État : « Je vous rappelle que le président de la République va prendre ses responsabilités dans les prochains jours pour mettre fin à cette situation de blocage. »
Il a tenu à rassurer l'assistance : « Je voulais vous rassurer par rapport à cette situation, il n'y a pas d'inquiétude à avoir, parce que la Constitution confère au président de la République des prérogatives qui lui permettraient de sortir de ces contraintes et de ce blocage. »
Il a conclu en invitant les militants à la confiance : « Soyez confiants que le président de la République va prendre en compte toutes les actions nécessaires et idoines pour lever tous les verrous du blocage actuel par rapport à l'Assemblée nationale. »







