Abdoulaye Ndiaye arrêté injustement à la frontière de la Gambie : l’ombre de l’acharnement autour de Farba Ngom
Lettre ouverte
Madame Yacine Fall Ministre de la Justice,
Je vous écris aujourd’hui non pas comme un homme en colère, mais comme un citoyen sénégalais inquiet pour l’honneur de notre État de droit. Mon arrestation à la frontière sénégalo-gambienne, alors même que l’interdiction de sortie du territoire national qui me concernait aurait expiré, m’oblige à prendre la parole publiquement.
Je ne suis ni un fugitif ni un homme qui cherche à se soustraire à la justice. Depuis le début des procédures qui me concernent, j’ai assumé mes responsabilités et répondu aux exigences des institutions de mon pays. Les faits sont connus : en tant que chargé de communication de l’honorable député-maire Mouhammadou Ngom dit Farba Ngom, j’ai été interpellé dans le cadre d’une enquête liée à des déclarations publiques jugées controversées par les autorités. �
Senenews +1
J’ai déjà fait face à la justice. J’ai purgé la peine qui m’a été infligée par le tribunal. La loi a parlé et je m’y suis conformé. Dans une République fondée sur le droit, cela devrait signifier une chose simple : qu’un citoyen ayant purgé sa peine retrouve l’intégralité de ses droits.
Pourtant, aujourd’hui encore, me voilà arrêté à une frontière comme si la justice n’avait jamais tranché. Comme si la sanction déjà exécutée ne suffisait pas. Comme si la peine devait continuer au-delà du verdict.
Monsieur le Ministre, cette situation nourrit une interrogation profonde chez de nombreux Sénégalais :
sommes-nous face à une application normale de la loi ou à une pression qui s’étend désormais à l’entourage de Farba Ngom ?
Depuis plusieurs mois, l’affaire judiciaire concernant l’honorable député-maire des Agnams occupe l’espace public. Les débats sont légitimes. La justice doit faire son travail. Mais ce qui inquiète aujourd’hui l’opinion, c’est la perception que l’épreuve ne concerne plus seulement un homme, mais qu’elle s’étend progressivement à ceux qui lui sont proches : collaborateurs, amis, soutiens politiques.
Mon arrestation à la frontière gambienne apparaît ainsi pour beaucoup comme un nouvel épisode dans cette spirale de pressions.
Je veux être clair : je ne réclame aucun privilège. Je demande simplement ce que tout citoyen est en droit d’attendre dans une démocratie :
le respect strict des décisions judiciaires,
le respect des délais légaux,
et la protection des libertés fondamentales.
La justice sénégalaise a toujours été respectée parce qu’elle a su, dans les moments difficiles, préserver son indépendance et son équilibre. Elle ne peut être forte que lorsqu’elle apparaît impartiale et fidèle à la lettre de la loi.
Monsieur le Ministre, l’histoire de notre pays nous enseigne que les démocraties ne s’affaiblissent pas par le débat politique. Elles s’affaiblissent lorsque les citoyens commencent à douter de l’équité des procédures.
Aujourd’hui, je vous adresse donc cette lettre avec gravité mais aussi avec confiance. Gravité, parce que la situation mérite d’être clarifiée. Confiance, parce que je crois encore que les institutions de notre pays sont capables de corriger ce qui doit l’être.
Je demande simplement que la lumière soit faite sur les conditions de mon arrestation à la frontière, et que la loi soit appliquée dans toute sa rigueur et dans toute sa justice.
Car au-delà de ma personne, ce qui est en jeu est plus grand :
la confiance des citoyens dans leur justice et dans leur République.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre de la Justice, l’expression de ma considération républicaine.
Abdoulaye Ndiaye
Ancien détenu et citoyen sénégalais
Chargé de communication de l’honorable député-maire
Mouhammadou Ngom dit Farba Ngom
Lettre ouverte
Madame Yacine Fall Ministre de la Justice,
Je vous écris aujourd’hui non pas comme un homme en colère, mais comme un citoyen sénégalais inquiet pour l’honneur de notre État de droit. Mon arrestation à la frontière sénégalo-gambienne, alors même que l’interdiction de sortie du territoire national qui me concernait aurait expiré, m’oblige à prendre la parole publiquement.
Je ne suis ni un fugitif ni un homme qui cherche à se soustraire à la justice. Depuis le début des procédures qui me concernent, j’ai assumé mes responsabilités et répondu aux exigences des institutions de mon pays. Les faits sont connus : en tant que chargé de communication de l’honorable député-maire Mouhammadou Ngom dit Farba Ngom, j’ai été interpellé dans le cadre d’une enquête liée à des déclarations publiques jugées controversées par les autorités. �
Senenews +1
J’ai déjà fait face à la justice. J’ai purgé la peine qui m’a été infligée par le tribunal. La loi a parlé et je m’y suis conformé. Dans une République fondée sur le droit, cela devrait signifier une chose simple : qu’un citoyen ayant purgé sa peine retrouve l’intégralité de ses droits.
Pourtant, aujourd’hui encore, me voilà arrêté à une frontière comme si la justice n’avait jamais tranché. Comme si la sanction déjà exécutée ne suffisait pas. Comme si la peine devait continuer au-delà du verdict.
Monsieur le Ministre, cette situation nourrit une interrogation profonde chez de nombreux Sénégalais :
sommes-nous face à une application normale de la loi ou à une pression qui s’étend désormais à l’entourage de Farba Ngom ?
Depuis plusieurs mois, l’affaire judiciaire concernant l’honorable député-maire des Agnams occupe l’espace public. Les débats sont légitimes. La justice doit faire son travail. Mais ce qui inquiète aujourd’hui l’opinion, c’est la perception que l’épreuve ne concerne plus seulement un homme, mais qu’elle s’étend progressivement à ceux qui lui sont proches : collaborateurs, amis, soutiens politiques.
Mon arrestation à la frontière gambienne apparaît ainsi pour beaucoup comme un nouvel épisode dans cette spirale de pressions.
Je veux être clair : je ne réclame aucun privilège. Je demande simplement ce que tout citoyen est en droit d’attendre dans une démocratie :
le respect strict des décisions judiciaires,
le respect des délais légaux,
et la protection des libertés fondamentales.
La justice sénégalaise a toujours été respectée parce qu’elle a su, dans les moments difficiles, préserver son indépendance et son équilibre. Elle ne peut être forte que lorsqu’elle apparaît impartiale et fidèle à la lettre de la loi.
Monsieur le Ministre, l’histoire de notre pays nous enseigne que les démocraties ne s’affaiblissent pas par le débat politique. Elles s’affaiblissent lorsque les citoyens commencent à douter de l’équité des procédures.
Aujourd’hui, je vous adresse donc cette lettre avec gravité mais aussi avec confiance. Gravité, parce que la situation mérite d’être clarifiée. Confiance, parce que je crois encore que les institutions de notre pays sont capables de corriger ce qui doit l’être.
Je demande simplement que la lumière soit faite sur les conditions de mon arrestation à la frontière, et que la loi soit appliquée dans toute sa rigueur et dans toute sa justice.
Car au-delà de ma personne, ce qui est en jeu est plus grand :
la confiance des citoyens dans leur justice et dans leur République.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre de la Justice, l’expression de ma considération républicaine.
Abdoulaye Ndiaye
Ancien détenu et citoyen sénégalais
Chargé de communication de l’honorable député-maire
Mouhammadou Ngom dit Farba Ngom







