Le Réseau des Sénégalais de la diaspora (RSD) est monté au créneau à travers un communiqué publié depuis l’Italie. L'organisation exprime son inquiétude et sa préoccupation à la suite des révélations faites lors de la déclaration de politique générale (DPG) concernant le dossier pétrogazier Yakaar-Teranga.
Selon le RSD, l’État du Sénégal aurait renoncé à des recettes estimées à 55 millions de dollars, soit près de 33 milliards F CFA, qui auraient pu être réclamées à la compagnie Kosmos au titre d'amendes et de pénalités. Le réseau remet en question les choix de gestion entourant ce permis gazier et établit un parallèle avec l'affaire ASER (37 milliards F CFA).
Dans le communiqué, le RSD pose une série de questions ciblées destinées à faire la lumière sur les conditions de cette renonciation financière : pourquoi le permis a-t-il été repris à ce moment précis, au lieu d'attendre l'échéance qui aurait permis de réclamer les pénalités ? Qui a pris ou autorisé la décision de renoncer à cette créance potentielle et sur quelles bases juridiques et techniques ? Quels ont été les actes posés par l'ancien Premier ministre Ousmane Sonko et l'ancien ministre du Pétrole et des Énergies, Birame Soulèye Diop, dans ce processus ?
« Trente-trois milliards F CFA, ce n’est pas une querelle politique. C’est l’argent et les intérêts du peuple sénégalais. » , insiste le Réseau des Sénégalais de la diaspora.
Pour faire toute la lumière sur ce dossier, le réseau formule sept demandes principales adressées aux autorités actuelles et aux institutions :
- La mise à disposition du public de l'ensemble des documents et contrats liés au permis Yakaar-Teranga et à son retrait.
- Des clarifications publiques de la part du Premier ministre Al Aminou Lo sur les éléments évoqués lors de la DPG.
- L'ouverture d'une enquête parlementaire, la saisine des organes de contrôle compétents ainsi que des autorités judiciaires si des irrégularités sont constatées.
- L'établissement précis de la chaîne de responsabilité administrative et politique.
Le RSD précise qu'il ne s'agit pas d'incriminer prématurément les acteurs du dossier, mais de "veiller au respect des principes de transparence et de gestion des ressources nationales" .








