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1er Mai : Le cadeau historique que les femmes travailleuses réclament à Bassirou Diomaye Faye !


Rédigé le Lundi 27 Avril 2026 à 16:38 | Lu 62 fois | 0 commentaire(s)




À la veille de la Fête du Travail, le Réseau National des Femmes Travailleuses du Sénégal (RENAFETS) monte au créneau. Réunies à la Fondation Friedrich Ebert le 25 avril pour une journée de mobilisation sociale, une centaine de militantes venues de Dakar et des régions ont porté un message clair au président de la République : promulguer, ce 1er mai 2026, la loi prolongeant le congé de maternité à 18 semaines.

Une urgence sanitaire et sociale mondiale

La mobilisation du RENAFETS s’inscrit dans un constat alarmant rappelé en ouverture du panel, notamment les défis liés à l’accès difficile à une maternité sans risques. Chaque minute, une femme meurt en couches dans le monde, et pour chacune d’entre elles, vingt survivent avec des séquelles. « Les femmes subissent une "double charge" entre travail rémunéré, travail domestique non payé et responsabilités maternelles », remarque le réseau. Alors que l’OMS recommande six mois d’allaitement exclusif, le congé maternité actuel (6 semaines avant, 8 après l’accouchement) s’achève souvent trop tôt, rendant crucial le droit d’allaiter sur le lieu de travail.

Des acquis fragiles, une loi qui attend ses décrets

Au Sénégal, le droit à une maternité protégée est le fruit d’une longue bataille, notamment des ouvrières. Le Code du Travail prévoit aujourd’hui 14 semaines de congé, avec 100 % du salaire versé par la Caisse de sécurité sociale, une protection contre le licenciement et une heure d’allaitement par jour pendant 15 mois. Si des lois adoptées en 2022 ont renforcé ces dispositifs, leur application reste difficile. Le blocage est législatif : la Convention 183 de l’OIT, ratifiée en 2015, n’est toujours pas promulguée, et la loi de 2022 attend encore ses décrets d’application.

Les trois revendications phares du RENAFETS

Sous la direction de sa présidente, Fatoumata Bintou Yafa, le réseau exige trois avancées concrètes. La première est de passer à 18 semaines de congé maternité afin de s'aligner sur les recommandations de l’OMS. La deuxième porte sur l'instauration d'un congé de paternité, indispensable pour épauler les mères durant le post-partum et rééquilibrer le travail de soins non rémunéré. Enfin, le réseau réclame la création d'un Observatoire national de la non-discrimination au travail pour sanctionner les abus et garantir l’effectivité des droits.

« Notre dignité sera bafouée si... » : l’alerte de la présidente

Interrogée sur le sens de cette journée, Fatoumata Bintou Yafa est directe : « Nous avons eu la ratification en 2015, nous avons eu la loi en 2022. Aujourd’hui, nous voulons simplement une promulgation par le président Bassirou Diomaye Faye. » Le plaidoyer s’adresse directement au chef de l’État, qui s’exprimera le 1er mai devant les travailleurs, le patronat et le gouvernement. Sans cette promulgation, prévient la présidente, les conséquences seront lourdes : « Nous n’aurons pas le cadre juridique. Notre dignité sera bafouée, et il y aura des pertes d’emploi. Certaines femmes préfèrent démissionner pour allaiter, ce qui a un impact économique réel. »

Ces recommandations seront inscrites dans les cahiers de doléances remis au président de la République lors de la cérémonie solennelle de la Fête du Travail.



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