C’est connu. Le contrôle des abattages est une mission régalienne des services vétérinaires. Directrice régionale de l’Elevage et des productions animales, Dr Khady Ndiaye a expliqué les contours de cette activité et les procédures mises en œuvre pour garantir la salubrité des viandes commercialisées. Ceci, à l’Association des journalistes spécialisés en santé population et développement, en caravane à Dakar, Thiès et Kaolack, avec l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), dont le thème est « Les risques liés à l'alimentation de rue, les gestes simples permettant de réduire les risques sanitaires, les responsabilités partagées entre vendeurs, consommateurs et autorités ».
Après une visite chez les rôtisseurs appelés communément « Forokh Thiaya » à la gare routière et à la Station Bada Guèye, à Kaolack, elle a déclaré d’emblée : « Quand on parle d'abattage clandestin, cela signifie une activité qui a échappé à notre contrôle ».
A l’en croire, tout abattage commercial réalisé en dehors des structures autorisées est considéré comme clandestin. « Vous pourrez trouver exemple, par, une dibiterie qui abat un caprin ou un agneau à l'arrière pour le commercialiser ensuite. Dans ce cas, nous procédons à une saisie », indique-t-elle. Elle souligne la présence constante des équipes sur le terrain. « Nous sommes sur le terrain pour vérifier et nous avons également, disons, certaines personnes qui nous informent pour effectuer ces saisies », renseigne-t-elle.
Concernant le déroulement du contrôle, la Directrice régionale de l’Elevage et des productions animales raconte : « Quand nous arrivons chez un vendeur de viande, nous contrôlons d'abord son certificat de salubrité. Après cela, nous vérifions également la présence de l'estampille sur l'animal. Parce que le cachet peut être présent sans qu'il y ait de certificat de salubrité ».
Les vérifications ne s'arrêtent pas là . « Nous vérifions aussi que l'animal provient bien des lieux autorisés, car le certificat de salubrité peut émaner soit d'une aire d'abattage, soit de l'abattoir lui-même. Si les deux éléments à savoir certificat et estampille ne sont pas réunis, la sanction est immédiate, la viande fait l'objet d'une saisie ». « Et une fois saisies, ces viandes sont détruites au niveau des abattoirs », affirme Dr Khady Ndiaye.








