Le journaliste et homme politique Mamoudou Ibra Kane dresse un constat contrasté de la situation du Sénégal. Tout en saluant le rayonnement international du pays sous la conduite du président Bassirou Diomaye Faye, Mamoudou Ibra Kane tire la sonnette d'alarme sur le désespoir de la jeunesse et l'atonie de l'économie nationale.
Dans une analyse, Mamoudou Ibra Kane met en lumière le retour du Sénégal au premier plan de la scène politique internationale. Selon lui, le pays connaît une « véritable embellie diplomatique » dont il faut féliciter le chef de l'État ainsi que son ministre des Affaires étrangères.
L'analyste énumère les succès récents qui illustrent cette influence retrouvée dont la présidence de la Commission de l’UEMOA occupée par Abdoulaye Diop, l'accession du général Biram Diop à la tête de la Commission de la CEDEAO ainsi que l'élection de Bassirou Diomaye Faye comme président en exercice de cette même organisation communautaire.
Allant plus loin dans cette dynamique, Mamoudou Ibra Kane formule le « souhait le plus ardent » de voir l'ancien président Macky Sall succéder à António Guterres au poste de Secrétaire général de l'ONU.
Pour le journaliste, la diplomatie sénégalaise aura fort à faire face aux nombreux dossiers stratégiques sur la table, allant de la gestion des relations avec l'Alliance des États du Sahel (AES) à la transition monétaire vers l’éco, en passant par les réformes institutionnelles et la sécurité régionale.
Toutefois, le président du mouvement Demain c'est aujourd'hui nuance fortement ce tableau positif en dénonçant une « grisaille au plan domestique ». Il pointe la persistance du phénomène de la migration irrégulière, qu'il qualifie de symptôme d'un profond désespoir au sein de la jeunesse.
Évoquant le récent naufrage d'une pirogue ayant coûté la vie à six jeunes originaires de Dahra Djolof, Mamoudou Ibra Kane déplore des drames qui se répètent « dans l'indifférence », laissant derrière eux des familles endeuillées, des veuves et des orphelins.
Sur le plan interne, le constat de l'homme politique est tout aussi sévère : l'économie sénégalaise serait en « panne sèche », étouffant à la fois les ménages et les entreprises.
Face à cette situation critique, il estime que la priorité absolue des autorités doit être d'apporter aux populations un « kiiraay » (une protection) et une cure de redressement économique.








