Leur rôle dans les structures administratives est fondamental. En effet, les comptables des matières assurent la traçabilité, le suivi, le contrôle et la gestion du patrimoine de l’État. Aujourd’hui, ils ont décidé de passer à une nouvelle étape. Ce samedi, ils ont mis en place l’Amicale des Comptables des Matières du Sénégal, lors d'une Assemblée générale constitutive, tenue ce samedi.
«Cette amicale aura pour mission de prendre en compte toutes les préoccupations des comptables des matières du Sénégal : à travers la formation continue, à travers un plaidoyer pour la création d’un corps spécifique des comptables des matières et aussi l’instauration d’une véritable indemnité de responsabilité pour tous les comptables des matières» , indique Omar Dramé, qui a été porté à la tête de la structure.
Le Président de l’amicale déclare que des charges leur ont été confiées sans que les moyens de suivi ne leur soient accordés. Ce, alors que les textes réglementaires en vigueur définissent clairement le rôle des comptables des matières. «À l’image du comptable de denier, nous devons également être pris en compte par les gouvernants», indique-t-il.
L’amicale compte adresser des correspondances aux autorités en ce sens. Elle déclare qu’aujourd’hui, le régime en place a fait le choix d’opérer une rationalisation des ressources publiques. Mais, M. Dramé et ses camarades estiment que cela ne peut être effectif sans la revalorisation du métier de comptable des matières.
«Les autorités doivent comprendre qu’elles ne peuvent pas nous confier de lourdes responsabilités, alors que notre responsabilité pécuniaire et civile est pleinement engagée. Aujourd’hui, un comptable des matières qui commet une faute dans l’exercice de ses fonctions est passible d’emprisonnement. Il est donc indispensable que le comptable des matières soit protégé», dit-il.
M. Dramé et ses camarades estiment qu’ils doivent donc être protégés et revalorisés. Ce, à travers la création d’un corps et à travers des indemnités. «Notre dernière indemnité date de 1975, soit plus de 50 ans. Il est temps de la revaloriser», martèle-t-il.








