Ce mardi, Kristalina Georgieva s’est entretenue avec le Président Bassirou Diomaye Faye. L’audience a eu lieu à Nairobi, en marge du sommet Africa Forward. Après la présidence sénégalaise, la Directrice générale du FMI s’est exprimée sur les contours de ladite audience.
«Nous avons discuté des priorités de réforme, de la gestion de la dette et de l'importance du travail du Sénégal sur la transparence», a-t-elle tweeté. Elle a rassuré, quant à l'engagement continu du FMI auprès du Sénégal. Mais, la Directrice générale du FMI n’a rien dit sur la question centrale : celle d'un nouveau programme que le Sénégal sollicite depuis bientôt deux ans.
En avril, Abebe Aemro Selassie, à l'époque Directeur du département Afrique du FMI, avait expliqué, un peu, pourquoi les choses tardent pour ce qui est de la signature de ce programme avec le Sénégal. Il avait évoqué un contexte de grande volatilité en matière d'accès aux marchés et notamment pour l'analyse de la viabilité de la dette.
«Cette dernière exige d'anticiper les perspectives économiques et les conditions d'accès aux marchés. Dans ce contexte instable pour les pays en situation précaire d'accès aux marchés, ce travail requiert une grande rigueur et une réflexion approfondie. S'engager sur une voie irréversible n'est pas la solution idéale”, avait-il expliqué.
Et d’ajouter : “C'est pourquoi nous avons souhaité laisser au gouvernement le temps d'élaborer une stratégie crédible, finançable et qui évite une austérité excessive pour la population sénégalaise. Ces discussions nécessitent une réflexion et une délibération approfondies, et il appartient avant tout au gouvernement de les mener. Nous en sommes à ce stade.”
Le Directeur du Département Afrique du FMI avait rappelé que le régime en place au Sénégal a hérité d'une dette considérable. Et la question, aujourd'hui, est de savoir comment y faire face et de trouver la meilleure façon de procéder.








