Les promesses aussi démagogiques qu'irréalistes du Premier ministre se heurtent au mur de la réalité budgétaire, livrant les paysans à une précarité extrême. Tout le monde sait qu’il est impossible, pour la SONACOS, de triturer 450.000 tonnes d’arachide. De surcroît, avec cet objectif fixé, il faudrait que l’État appuie la SONACOS à mobiliser 150 milliards F CFA pour le coût de ces graines carreaux usine et débloque, immédiatement, 60 milliards si l’on doit tenir compte de l’engagement du Premier Ministre, à la réunion du conseil interministériel du 25 novembre 2025, d’apurer, à cette hauteur, les arriérés dus aux Opérateurs Privés Stockeurs.
Au total, pour pouvoir acheter ces 450.000 tonnes d’arachide, les besoins se chiffrent à 210,75 milliards, alors que, l’année dernière, la SONACOS n’a pu collecter que 155.000 tonnes d’arachide (d’une valeur de moins de 52 milliards CFA) qu’elle n’a d’ailleurs pas pu transformer intégralement en huile jusqu’ici.
Le FDR tient à exprimer toute sa solidarité aux millions d’agriculteurs durement éprouvés par l’irresponsabilité cynique du gouvernement, obligés qu’ils sont de brader à vil prix leur production arachidière pour subvenir aux besoins élémentaires de leurs familles. Du reste, le spectacle affligeant et inédit d'un Chef de gouvernement rejetant publiquement la faute sur ses ministres constitue un piétinement manifeste du principe constitutionnel de solidarité et de collégialité gouvernementales, tel que consacré par l’article 56 de la Constitution, et achève de décrédibiliser cet engagement du Premier Ministre.
Ce dernier a aussi choisi de persister dans sa posture populiste de dénonciation publique du FMI et des institutions internationales. Il donne ainsi l’impression de s’intéresser au polissage de son image personnelle de « héros » ou de « guide de la révolution » plutôt qu’à la recherche de solutions réalistes à la crise d’insolvabilité qui menace le Sénégal. Paradoxalement, ce naufrage économique contraste de façon indécente avec l'opulence affichée par l'élite au pouvoir. Et le dernier exemple en date, l'acquisition de véhicules de luxe pour les députés, via des mécanismes de financement opaques, constitue une véritable insulte à la souffrance des ménages sénégalais.
Au plan institutionnel, la République est de plus en plus abîmée. Les invectives s’aggravent jusqu’au sein même de la majorité parlementaire n'épargnant plus le Président de l'Institution. Le maintien en fonction du Premier ministre, en dépit d’un manifeste conflit d’intérêts dans une procédure judiciaire le concernant, témoigne d'un affaissement moral de l'État. Par ailleurs, l'opacité entourant les réformes constitutionnelles annoncées laisse craindre une instrumentalisation de la loi fondamentale du Sénégal à des fins politiciennes. Le minimum de décence républicaine exigeait pourtant la transparence totale sur ces projets et la publication des textes y afférents.
Devant la gravité de l'heure, le FDR appelle à la coordination des initiatives de toutes les forces politiques, syndicales, associatives en lutte contre les dérives de ce gouvernement. Il devient en effet impératif de construire un bloc puissant pour faire barrage à l'incompétence et aux injustices notées et pour limiter les dégâts déjà bien dommageables. Dans cette optique, le FDR ira, dans les tout prochains jours, à la rencontre des partis, mouvements et personnalités de l'opposition pour échanger sur un cadre unique de concertation et d'action commune.
Par ailleurs et en application de sa charte, le FDR, après avoir félicité Samba SY, Secrétaire Général du PIT, Coordonnateur sortant pour l’excellent travail accompli durant son mandat, a désigné Oumar SARR, Président du PLD/And Suqali, comme son nouveau coordonnateur. Le Front a décidé en outre de renforcer son action par davantage de descentes sur le terrain pour discuter avec les populations subissant de plein fouet la politique ruineuse du régime PASTEF.
La Conférence des Leaders
Dakar, le 11 janvier 2026
Au total, pour pouvoir acheter ces 450.000 tonnes d’arachide, les besoins se chiffrent à 210,75 milliards, alors que, l’année dernière, la SONACOS n’a pu collecter que 155.000 tonnes d’arachide (d’une valeur de moins de 52 milliards CFA) qu’elle n’a d’ailleurs pas pu transformer intégralement en huile jusqu’ici.
Le FDR tient à exprimer toute sa solidarité aux millions d’agriculteurs durement éprouvés par l’irresponsabilité cynique du gouvernement, obligés qu’ils sont de brader à vil prix leur production arachidière pour subvenir aux besoins élémentaires de leurs familles. Du reste, le spectacle affligeant et inédit d'un Chef de gouvernement rejetant publiquement la faute sur ses ministres constitue un piétinement manifeste du principe constitutionnel de solidarité et de collégialité gouvernementales, tel que consacré par l’article 56 de la Constitution, et achève de décrédibiliser cet engagement du Premier Ministre.
Ce dernier a aussi choisi de persister dans sa posture populiste de dénonciation publique du FMI et des institutions internationales. Il donne ainsi l’impression de s’intéresser au polissage de son image personnelle de « héros » ou de « guide de la révolution » plutôt qu’à la recherche de solutions réalistes à la crise d’insolvabilité qui menace le Sénégal. Paradoxalement, ce naufrage économique contraste de façon indécente avec l'opulence affichée par l'élite au pouvoir. Et le dernier exemple en date, l'acquisition de véhicules de luxe pour les députés, via des mécanismes de financement opaques, constitue une véritable insulte à la souffrance des ménages sénégalais.
Au plan institutionnel, la République est de plus en plus abîmée. Les invectives s’aggravent jusqu’au sein même de la majorité parlementaire n'épargnant plus le Président de l'Institution. Le maintien en fonction du Premier ministre, en dépit d’un manifeste conflit d’intérêts dans une procédure judiciaire le concernant, témoigne d'un affaissement moral de l'État. Par ailleurs, l'opacité entourant les réformes constitutionnelles annoncées laisse craindre une instrumentalisation de la loi fondamentale du Sénégal à des fins politiciennes. Le minimum de décence républicaine exigeait pourtant la transparence totale sur ces projets et la publication des textes y afférents.
Devant la gravité de l'heure, le FDR appelle à la coordination des initiatives de toutes les forces politiques, syndicales, associatives en lutte contre les dérives de ce gouvernement. Il devient en effet impératif de construire un bloc puissant pour faire barrage à l'incompétence et aux injustices notées et pour limiter les dégâts déjà bien dommageables. Dans cette optique, le FDR ira, dans les tout prochains jours, à la rencontre des partis, mouvements et personnalités de l'opposition pour échanger sur un cadre unique de concertation et d'action commune.
Par ailleurs et en application de sa charte, le FDR, après avoir félicité Samba SY, Secrétaire Général du PIT, Coordonnateur sortant pour l’excellent travail accompli durant son mandat, a désigné Oumar SARR, Président du PLD/And Suqali, comme son nouveau coordonnateur. Le Front a décidé en outre de renforcer son action par davantage de descentes sur le terrain pour discuter avec les populations subissant de plein fouet la politique ruineuse du régime PASTEF.
La Conférence des Leaders
Dakar, le 11 janvier 2026








