Vipeoples.net  | Site d'actualité générale sénégalaise des VIP


Pouvoir exécutif : Ousmane Sonko théorise la « cohabitation douce » avec le Palais


Rédigé le Dimanche 1 Mars 2026 à 21:47 | Lu 71 fois | 0 commentaire(s)




Face aux militants : Ousmane Sonko évoque une « cohabitation douce » avec Bassirou Diomaye Faye

Lors de son échange avec les militants dans le cadre du concept « Face aux militants », le leader de PASTEF et Premier ministre, Ousmane Sonko, est longuement revenu sur la place du parti dans la gouvernance actuelle. Il s'est exprimé sur ses relations avec le président Bassirou Diomaye Faye, ainsi que sur les débats entourant le rôle de la Primature et son avenir au sein de l’exécutif.

« PASTEF doit être au cœur de la gouvernance »

Ousmane Sonko a d’abord insisté sur le fait que le PASTEF demeure la principale force politique soutenant le pouvoir actuel, estimant qu’aucune gouvernance ne peut se faire sans le parti. « PASTEF doit être au cœur de la gouvernance. Personne ne peut gouverner sans lui. Certains essaient de faire croire que c’est possible, mais ce n’est pas le cas », a-t-il affirmé. Il a rappelé que plusieurs responsables au sommet de l’État revendiquent toujours leur appartenance à la formation : « Le Président revendique son appartenance au PASTEF, le Premier ministre aussi, et la plupart des ministres également. Tant que je serai Premier ministre, la gouvernance reflétera la vision du PASTEF ».

Interrogé sur son avenir, Ousmane Sonko a affirmé ne pas être focalisé sur une fonction particulière, tout en dénonçant des manœuvres visant, selon lui, à affaiblir son rôle. « Même des pastefiens sont dans des manœuvres pour se débarrasser d’un Premier ministre fort », a-t-il déploré. Il a également déclaré être le chef du gouvernement disposant, techniquement, du moins de pouvoirs, malgré la perception d’une Primature influente : « Je suis le Premier ministre avec le moins de pouvoir. La Primature n’est pas forte parce qu’on m’a donné des super-pouvoirs, mais parce que c’est moi qui y suis ». Il a précisé que certaines entités autrefois rattachées à ses services sont désormais sous l’autorité du Palais, soulignant qu’il ne cherche pas le rapport de force : « Il y a des structures qui appartenaient à la Primature et qui sont aujourd’hui au Palais. Je ne les revendique pas, parce que je ne suis pas pouvoiriste ».

L'équilibre constitutionnel et la « cohabitation douce »

Ousmane Sonko a rappelé que la Constitution définit clairement les attributions de chacun, soulignant qu’il entend exercer pleinement les siennes. « La Constitution donne des pouvoirs au Président, mais aussi au Premier ministre. Et moi, j’assumerai entièrement mon rôle », a-t-il martelé. Pour lui, les réformes doivent se faire dans la collaboration : « Le Président a ses canaux et ses attributions. Chacun doit exister à travers ses actes et avec le soutien de l’autre ».

Le leader de PASTEF a également évoqué l’hypothèse d’un éventuel décalage entre le parti et l’Exécutif, utilisant l'expression de « cohabitation douce ». « Si le Président n’est pas aligné avec son parti, on peut se retrouver dans une situation de cohabitation douce, raisonnable », a-t-il prévenu. Il a rappelé que la majorité parlementaire reste dominée par le PASTEF, ce qui confère au parti un rôle de pivot dans l’équilibre institutionnel : « L’Assemblée est PASTEF, le Président est PASTEF, le Premier ministre est PASTEF ».

Enfin, Ousmane Sonko a assuré qu’il n’est pas attaché à un titre et que le parti reste prêt à toutes les éventualités politiques. « Je n’ai pas de problème de poste ou de titre. Si on nous amène sur certains terrains, PASTEF n’a pas peur de redevenir un parti d’opposition ». Ces déclarations confirment l'existence de débats internes profonds sur l’équilibre du pouvoir, dans un contexte où cette nouvelle tribune numérique sert désormais de canal direct au leader pour mobiliser sa base.



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Les messages jugés choquants seront de suite supprimés


LERAL TV CANAL 33 SENEGAL


Facebook

Publicité