L’Alliance des Syndicats Autonomes de la Santé (ASAS), regroupant le SUTSAS, le SUDTM-Santé, le SAT Santé, la D-CNTS Santé, le SAT/CL, le SYTRACTS et leurs partenaires, a annoncé un nouveau durcissement de son mouvement d’humeur. Les organisations syndicales appellent à une grève totale de 48 heures les jeudi 23 et vendredi 24 juillet 2026, dans le cadre de leur douzième plan d’action.
Selon le mot d’ordre diffusé par l’Alliance, cette grève sera observée sans service minimum et sans prise en charge des urgences, traduisant la volonté des syndicats d’accentuer la pression sur les autorités afin d’obtenir une réponse à leurs revendications.
Au-delà de l’arrêt de travail, les syndicats ont également décidé de boycotter toutes les réunions de coordination, notamment les staffs, revues et activités de supervision organisés dans les structures sanitaires. Ils annoncent également le boycott du PNT, tandis que seules les activités de formation resteront autorisées durant cette période de mobilisation.
L’ASAS prévoit une évaluation de la situation le 25 juillet 2026, à l’issue de cette nouvelle séquence de lutte, afin de déterminer les prochaines orientations de son mouvement.
Dans leur message adressé aux travailleurs de la santé, les responsables syndicaux réaffirment leur détermination à poursuivre le combat jusqu’à la satisfaction de leurs revendications. Ils qualifient leur lutte de « juste, légitime et nécessaire » et invitent l’ensemble des agents à rester mobilisés dans un esprit de solidarité, de justice, d’unité et de détermination.
Cette nouvelle grève intervient dans un contexte de fortes tensions entre les syndicats du secteur de la santé et les pouvoirs publics. Si elle est largement suivie, elle pourrait entraîner d’importantes perturbations dans les établissements sanitaires du pays et affecter l’accès des populations aux soins pendant les deux journées de mobilisation.








