À Sédhiou, la viande de bœuf reste difficilement accessible pour de nombreux ménages. Le kilogramme se négocie actuellement entre 5 000 et 6 000 francs CFA.
Selon Tamsir Mamadou Dramé, chef du service départemental de l’Élevage, plusieurs facteurs expliquent cette cherté. Il souligne d’abord que Sédhiou n’est pas une véritable région d’élevage, malgré des conditions naturelles favorables aux différentes formes d’exploitation pastorale. Les quelques acteurs présents dans la filière privilégient davantage les petits ruminants dont l'élevage revient plus cher, ce qui limite considérablement l’offre locale en viande bovine.
Le vol de bétail constitue également un frein majeur au développement du secteur. La divagation des animaux et l'absence de surveillance favorisent les pertes, fragilisant ainsi la reconstitution du cheptel. À cela s’ajoute une forte demande des consommateurs face à cette production locale très restreinte.
En conséquence, la région dépend fortement des importations extérieures pour couvrir ses besoins, une situation qui contribue à maintenir des prix particulièrement élevés sur les marchés locaux. Face à ce constat, Tamsir Mamadou Dramé invite les acteurs économiques à investir davantage dans la filière bovine, un créneau jugé porteur et essentiel pour rendre la viande plus accessible aux populations.







