À Dakar, la présidente de l’Association nationale des femmes médecins du Sénégal (AFEMS), Professeure Fatou Samba Ndiaye, a appelé à l’adoption d’un schéma vaccinal à dose unique contre le papillomavirus humain (HPV).
Selon elle, cette stratégie permettrait au pays de se rapprocher des objectifs fixés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui recommande de vacciner neuf jeunes filles sur dix.
Lors d’un atelier de plaidoyer consacré au renforcement de la couverture vaccinale, Mme Ndiaye, a expliqué que le recours à deux doses posait des difficultés logistiques et freinait l’atteinte des cibles. « La dose unique nous donnerait une meilleure couverture en simplifiant le processus », a-t-elle affirmé.
L’OMS considère qu’une seule injection offre une protection robuste, équivalente au schéma à deux doses pour les filles et jeunes femmes âgées de 9 à 20 ans. Cette approche vise à accélérer la prévention du cancer du col de l’utérus, dont environ 1 400 cas sont diagnostiqués chaque année au Sénégal.
La présidente de l’AFEMS a, par ailleurs, souligné que le taux de couverture vaccinale reste très en deçà des 90 % recommandés par l’OMS. Avant la pandémie de COVID-19, le pays était en bonne voie pour atteindre 80 %, mais les progrès ont été compromis.
Elle insiste donc sur la nécessité de relancer la campagne afin de protéger davantage de jeunes filles.
Enfin, termine l'APS, Mme Ndiaye a relevé des disparités régionales : environ 60 % de couverture dans le sud, 30 % dans le centre et 40 % dans le nord du pays. Ces écarts, selon elle, renforcent l’urgence d’une stratégie simplifiée et plus inclusive.







