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Pétrole Sénégalais : Le nouveau tournant qui se profile à Sangomar et ses grands enjeux


Rédigé le Jeudi 30 Juillet 2026 à 22:08 | Lu 49 fois | 0 commentaire(s)




Woodside, qui est en pleine production sur Sangomar, veut ouvrir un nouveau chapitre dans cette aventure pétrolière sénégalaise. La compagnie australienne veut déjà amorcer la seconde phase de développement de ce champ qui, durant le second trimestre de l’année 2026, a été le plus productif de ses actifs internationaux.

“L'évaluation se poursuit en vue d'un éventuel développement de la phase 2 ciblant les réservoirs supérieurs du réservoir S400”, a annoncé la compagnie dans son rapport trimestriel parcouru par Seneweb. Elle renseigne que les discussions avec Petrosen et le gouvernement sont en cours pour la mise en œuvre potentielle de cette seconde phase.

Les options privilégiées par Woodside 

En février déjà, la compagnie, qui détient 82% de participation sur Sangomar, avait annoncé que la phase 2 intégrerait les enseignements tirés des performances des premiers puits producteurs et injecteurs. De plus, elle “s'appuierait sur l'infrastructure sous-marine existante et la capacité du Fpso”. Ce qui permettrait de réduire les coûts.

Toutefois, tout ceci reste soumis à “l'approbation de la coentreprise et à toutes les autorisations gouvernementales et réglementaires nécessaires”, indiquait la compagnie. Mais, l’on parle déjà de 33 puits sous-marins à forer pour atteindre, selon Msgbc oil, un réservoir d’environ 250 millions de barils supplémentaires.

Les enjeux d’une seconde phase

Si les études techniques et économiques venaient à être concluantes, la seconde phase de développement de Sangomar pourrait marquer un nouveau tournant. 

Elle permettrait d'abord d'accroître les réserves récupérables du champ, mais aussi d'en prolonger la durée de vie tout en maintenant un niveau de production élevé pendant plusieurs années supplémentaires.

Et le choix de développer la seconde phase sur les infrastructures déjà existantes devrait aider à réduire les coûts et à relever le niveau de rentabilité. 

Aussi, la première phase du projet ayant nécessité d'importants investissements, une grande partie des revenus générés revient aujourd’hui à la compagnie pour amortir ses coûts, au détriment de l'Etat.

Donc une seconde phase développée à moindre coût pourrait accélérer la génération de revenus pétroliers revenant au gouvernement du Sénégal, sous réserve des mécanismes prévus dans le contrat de partage de production.

L’Etat devrait donc profiter de ces discussions pour trouver un meilleur équilibre dans le partage des revenus, sans oublier l’aspect contenu local.

Une phase 1 à 5.2 milliards de dollars 

Durant la phase 1 de développement du champ de Sangomar, qui a coûté autour de 5.2 milliards de dollars, 24 puits avaient été forés. Il s’agit de 12 puits d'injection d'eau et de gaz ainsi que 12 puits de production.

Woodside a déployé une unité flottante de production, de stockage et de déchargement d'hydrocarbures (Fpso). Avec sa capacité de stockage de 1 300 000 barils, le navire accueillait le pétrole brut extrait des fonds marins dans sa coque avant de le transférer vers les navires. 

Pour ce qui est de la qualité du pétrole extrait, Woodside évoquait un brut autour de 31 degrés Api, “qui correspond un peu à la demande sur les marchés européens et asiatiques”.



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