Le gouvernement a dévoilé, mardi, son Plan de traitement de la dette du Sénégal (PTDS). Il est présenté comme une stratégie destinée à restaurer durablement la soutenabilité de la dette, à réduire le poids du service de la dette et à dégager des marges de manœuvre budgétaires pour financer les investissements publics, notamment dans les secteurs sociaux.
Mais quelles dettes seront concrètement concernées par ce traitement et sous quelle forme sera-t-il réalisé ? Dans une analyse consacrée à la situation financière du Sénégal, Bloomberg évoque un processus qui pourrait conduire à la « restructuration » de près de 5 milliards de dollars d’euro-obligations (Il faut préciser que l'Etat du Sénégal parle, lui, de Traitement de la dette, pas de restructuration).
Les divisions politiques et les TRS pourraient compliquer les choses
Le dossier pourrait également être compliqué par l’existence de Total Return Swaps (TRS). Les dissensions au sommet de l’État, notamment entre le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, et le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, pourraient également impacter les opérations. Selon Bloomberg, « le processus sera compliqué par les divisions politiques sur la question ».
Un élément est toutefois susceptible de rassurer, au moins provisoirement, les investisseurs : le Sénégal prévoit, à ce stade, de continuer à honorer ses obligations financières, notamment une euro-obligation dont le paiement est prévu le 13 septembre.
Une position qui distingue, pour l’instant, le Sénégal des précédents pays ayant eu recours au Cadre commun du G20. Bloomberg souligne en effet que les autres pays ayant engagé un processus dans le cadre de ce mécanisme ont cessé de rembourser certaines de leurs dettes pendant les négociations, notamment leurs obligations libellées en dollars.







