Le Sénégal traverse des moments difficiles sur le plan budgétaire. Les autorités ont engagé des réformes pour sortir le pays de la situation actuelle. La Banque africaine de Développement (Bad) met, elle aussi, la main à la pâte. Son Conseil d’administration a approuvé un financement d’environ 20 milliards de FCFA en faveur du pays.
Des ressources destinées à soutenir des réformes engagées par le gouvernement pour renforcer la gestion des finances publiques, accroître la mobilisation des ressources intérieures et attirer davantage d’investissements privés.
«Par cette opération, la Bad réaffirme son engagement aux côtés du Sénégal pour consolider les réformes économiques, renforcer la mobilisation des ressources intérieures et créer les conditions d’une croissance plus résiliente, tirée par un secteur privé plus dynamique », a déclaré Wilfrid Abiola, responsable du bureau pays du Groupe de la Bad au Sénégal.
Dans son communiqué parcouru par Seneweb, la Bad informe qu’il s’agira d’aider à renforcer la gouvernance des finances publiques en mettant l’accent sur la modernisation de l’administration fiscale. L’objectif est aussi de soutenir l’amélioration de l’efficacité de la gestion de la dette publique ainsi que le renforcement de la qualité et de l’efficience des dépenses publiques.
Le projet accompagnera aussi les autorités dans la mise en œuvre des «réformes structurelles rendues nécessaires par les conclusions de l’audit de la Cour des comptes sur la situation des finances publiques couvrant la gestion de 2019 au 31 mars 2024», renseigne la Bad.
Les ressources contribueront également à renforcer la compétitivité du secteur privé sénégalais en soutenant les réformes visant à améliorer l’environnement des affaires, à promouvoir l’entrepreneuriat et à accroître l’attractivité des investissements dans les différents pôles économiques du pays.
«Le projet contribuera en particulier à améliorer l’accès du Sénégal aux marchés de capitaux grâce à une gestion plus efficace de la dette publique et à une maîtrise renforcée des mécanismes de financement climatique», indique la Bad.







