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ONU : Après le premier vote-test, quelles sont les réelles chances de Macky Sall ?


Rédigé le Vendredi 31 Juillet 2026 à 14:54 | Lu 66 fois | 0 commentaire(s)




Le Conseil de sécurité des Nations unies a officiellement lancé le processus de sélection du futur Secrétaire général de l'organisation internationale avec un premier vote indicatif tenu à huis clos. À l'issue de cette première consultation informelle visant à évaluer la viabilité des candidatures, l'ancien président sénégalais Macky Sall se maintient dans la course avec six bulletins d'encouragement. Si ce résultat lui permet de franchir le premier cap, l'analyse des dynamiques diplomatiques en présence révèle une équation complexe pour le candidat africain.

​Un premier filtre passé et une campagne qui se poursuit

​Face à six autres prétendants déclarés, Macky Sall a obtenu six voix d'encouragement, sept avis défavorables (« décourager ») et deux abstentions (« sans opinion »). Il se classe au milieu du peloton, à égalité d'encouragements avec l'ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet, et devance l'Équatorienne María Fernanda Espinosa ainsi que l'Ougandais Olara Otunnu.

​Dans une réaction officielle transmise par son équipe de campagne, le candidat sénégalais a pris acte de ces résultats provisoires en rappelant que la compétition reste pleinement ouverte. Son camp souligne que ce premier tour d'orientation ne revêt aucun caractère définitif et confirme la poursuite active de son agenda diplomatique auprès des membres du Conseil de sécurité.

​Deux contraintes géopolitiques majeures : La rotation régionale et la question du genre

​L'analyse des résultats de ce premier scrutin informel confirme deux tendances de fond qui pèsent sur la candidature de Macky Sall. La première est la forte pression en faveur d'une alternance géographique au bénéfice de l'Amérique latine et des Caraïbes. Selon la tradition non écrite de rotation régionale au sein de l'ONU, cette zone revendique légitimement la succession d'António Guterres, ce qui explique la présence massive de diplomates sud-américains en tête du scrutin.

​La seconde dynamique repose sur l'aspiration grandissante de nombreux États membres à voir, pour la première fois dans l'histoire de l'organisation, une femme accéder au sommet de la diplomatie mondiale. Le trio de tête issu de ce premier tour — composé de la Costaricienne Rebeca Grynspan (10 encouragements), de la Guyanienne Carolyn Rodrigues-Birkett (9 encouragements) et de l'Argentin Rafael Grossi (7 encouragements) — illustre le poids déterminant de ces deux critères dans l'esprit des décideurs.

​Le jeu décisif des membres permanents et la stratégie du compromis

​Malgré ces obstacles structurels, les chances de Macky Sall ne sont pas définitivement scellées. Le processus de désignation obéit à des règles strictes fixées par la Charte des Nations unies : le candidat retenu doit recueillir au moins neuf voix favorables au Conseil de sécurité sans se heurter au veto de l'un des cinq membres permanents (États-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni).

​Dans les phases ultérieures du vote, lorsque des bulletins de couleur permettront d'identifier la position des « P5 », le paysage pourrait se reconfigurer. Si les candidatures féminines latino-américaines venaient à se bloquer mutuellement en raison de veto croisés entre grandes puissances rivales, Macky Sall pourrait alors émerger comme une figure d'équilibre et de compromis. Son expérience de chef d'État, son réseau international et son statut d'ancien président de l'Union africaine constituent ses principaux atouts politiques pour tenter de rallier les voix indécises lors des prochains scrutins secrets.



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