L'Union nationale des commerçants et industriels du Sénégal (UNACOIS Yessal) poursuit son engagement en faveur de l'éducation et de l'insertion professionnelle des jeunes. Lors d'une cérémonie de remise d'attestations de bourses à Ndiaganiao, son président, Cheikh Cissé, a dévoilé les nouvelles ambitions de l'organisation, qui entend désormais élargir son action bien au-delà du secteur commercial.
« Nous ne nous limitons plus au commerce. Nous allons vers de grandes universités pour sceller des partenariats afin d'obtenir des bourses pour les étudiants », a déclaré le président de l'UNACOIS Yessal, saluant au passage la contribution des commerçants sénégalais à cette initiative.
Selon lui, son organisation vise l'octroi de plus de 5 000 bourses à travers tout le territoire national. Une ambition qui s'appuie sur une première phase déjà significative avec 313 bourses attribuées pour une valeur globale de 839 millions F CFA. Les bénéficiaires ont la possibilité de choisir librement leur filière d'études, avec une prise en charge sur une durée de trois ans.
Mor Sarr, conseiller personnel du président de la République, a salué une initiative qui, selon lui, répond directement à la vision du chef de l'État en matière de développement du capital humain.
« L'UNACOIS n'était pas obligée de donner des bourses à la jeunesse sénégalaise. C'est un véritable acte de patriotisme et de responsabilité sociétale qui vient accompagner les efforts de l'État dans les domaines de l'éducation, de la formation et de l'employabilité », a-t-il souligné.
Il a expliqué qu'un comité de pilotage a été mis en place afin d'identifier les bénéficiaires les plus vulnérables, notamment les étudiants confrontés à des difficultés d'orientation sur les plateformes numériques, ceux qui n'ont pas pu accéder au cycle de la Licence ou encore ceux restés sans orientation en Master.
Grâce à un formulaire en ligne et à l'implication des amicales universitaires ainsi que des associations de villages et de quartiers, ces différentes catégories d'étudiants ont pu être recensées pour bénéficier du programme.
Au-delà des études supérieures, Mor Sarr a insisté sur la nécessité de renforcer la formation professionnelle afin de répondre aux besoins réels de la localité. Il a notamment évoqué la certification des artisans exerçant dans les métiers du bâtiment, de la métallurgie ou de l'ébénisterie ainsi que la formation des titulaires de diplômes arabes pour faciliter leur insertion professionnelle.
Les secteurs de l'agriculture, de l'élevage, du maraîchage et de la transformation des produits locaux figurent également parmi les priorités. Des formations en saponification, en teinture et en transformation des céréales ainsi qu'un accompagnement des coopératives productives et agricoles sont envisagés afin de promouvoir l'auto-emploi.
Le conseiller présidentiel a également attiré l'attention sur les difficultés d'insertion auxquelles font face de nombreux jeunes diplômés, notamment dans le secteur de la santé, estimant que l'industrialisation du pays offrira de nouvelles perspectives d'emploi.
Enfin, il a exhorté les bénéficiaires des bourses à faire preuve d'excellence tout au long de leur parcours académique.
« Nous sommes dans un monde très compétitif. Il ne suffit pas d'avoir des compétences, il faut viser l'excellence. Les bénéficiaires doivent saisir cette opportunité, réussir leur formation et, à leur tour, accompagner d'autres jeunes », a-t-il déclaré.








