L'alerte autour d'une mystérieuse maladie à Kébémer prend une nouvelle tournure. Alors que des informations faisant état de 149 personnes hospitalisées dans le district sanitaire de Kébémer circulaient, le ministère de la Santé et de l'Hygiène publique vient d'apporter sa version des faits. Dans un communiqué rendu public ce jeudi 5 novembre 2026, le département ministériel fait état de 56 personnes présentant des symptômes de maladie digestive, dont 42 ont nécessité une hospitalisation.
Selon le ministère, les cas ont été notifiés entre le 2 et le 4 novembre dans le district sanitaire de Kébémer, dans la région de Louga. Les manifestations cliniques rapportées sont notamment des diarrhées, des vomissements et des douleurs abdominales, parfois accompagnés de fièvre. Ce bilan officiel apporte ainsi un éclairage sur une situation qui suscite des interrogations dans la localité.
Toutefois, un écart subsiste entre les 149 hospitalisations évoquées dans les premières informations et les 42 admissions hospitalières communiquées par les autorités sanitaires. Le ministère ne fournit pas, dans son communiqué, d'explication sur cette différence de chiffres.
Une possible contamination alimentaire ou hydrique
Sur l'origine de cet épisode, les premières observations orientent les soupçons vers une possible toxi-infection d'origine alimentaire ou hydrique. Mais à ce stade, aucune cause n'est formellement établie.
Pour identifier le facteur à l'origine de ces manifestations digestives, des équipes mixtes de la Direction régionale de la Santé de Louga et de la Direction de la Prévention ont été déployées, en appui aux équipes du district sanitaire de Kébémer. Des investigations approfondies sont en cours. Sur le plan sanitaire, le ministère indique que toutes les personnes concernées ont été prises en charge. Leur état de santé global est jugé stable et aucun décès n'a été enregistré à la date du communiqué.
En attendant les conclusions des investigations, le département de la Santé assure suivre de près l'évolution de la situation, en collaboration avec les autorités administratives et les collectivités territoriales. Il appelle également les populations à la vigilance, au respect des recommandations sanitaires et à se fier exclusivement aux informations diffusées par les sources officielles. Reste toutefois une question : qu'est-ce qui explique l'écart entre les 149 personnes annoncées dans les premières informations et les 56 cas recensés par le ministère ?







