Comme annoncé un peu plus tôt, Moody’s vient de dégrader une nouvelle fois la note du Sénégal, de Caa1 à Caa2. Dans son rapport, très exhaustif, l’agence de notation évoque plusieurs contraintes qui pèsent sur la dynamique économique sénégalaise, notamment les risques sociopolitiques.
Dans son rapport, Moody’s signale que les tensions politiques, les fortes pressions sociales et la montée des risques sécuritaires régionaux limitent la capacité des autorités sénégalaises à mettre en œuvre l’ajustement budgétaire durable nécessaire pour réduire la dette.
Le risque de retarder les mesures budgétaires
L’agence de notation a été un peu plus précise, lorsqu’elle évoque les tensions entre les deux principales institutions du pays, l’Exécutif et l’Assemblée nationale. Selon elle, cette situation pourrait générer des risques susceptibles d’affecter la mise en œuvre des mesures budgétaires nécessaires à l’assainissement des finances publiques.
« Le limogeage de l’ancien Premier ministre Ousmane Sonko et son élection ultérieure à la présidence de l’Assemblée nationale ont accentué les tensions institutionnelles entre l’exécutif et le législatif, augmentant le risque de retards dans les mesures budgétaires », s’inquiète-t-elle.
Chômage et montée des menaces sécuritaires
Moody’s souligne ainsi le risque qu’une confrontation durable entre l’exécutif et l’Assemblée nationale puisse ralentir les réformes budgétaires, au moment même où le Sénégal doit accélérer son désendettement.
L’agence de notation évoque également le niveau élevé de la pauvreté, le chômage des jeunes et la montée des menaces sécuritaires régionales, autant de facteurs qui restreignent les possibilités d’ajustement supplémentaires, malgré d’importants mécanismes institutionnels et sécuritaires.








