Ces dernières années, le Sénégal a fait l’objet de plusieurs cyberattaques. Des attaques de type ransomware ont ciblé plusieurs infrastructures et des systèmes de l’administration publique. Mais, le colonel Aly MIME, Directeur du Chiffre et de la sécurité des systèmes d’information, assure que le Sénégal n’a pas versé d’argent aux hackers.
« Non, pour le paiement, il faut que là , qu’on soit clair. Pour le Sénégal, on n’a jamais payé une rançon», a-t-il assuré sur le plateau de la RTS.
Une position intervient dans un contexte où le ransomware s’est imposé comme l’un des principaux modèles économiques de la cybercriminalité. Les attaquants prennent en otage des systèmes ou des données avant d’exiger une contrepartie financière, généralement en cryptomonnaies.
Le colonel Aly MIME cite notamment les attaques ayant touché la DAF, le Trésor ou encore la DGID. Pour lui, ces incidents doivent être replacés dans une réalité plus complexe : les cyberattaquants peuvent aussi exagérer leurs résultats et communiquer sur des données qu’ils prétendent avoir récupérées.
« Il y a beaucoup de bluffs », explique-t-il, estimant que les déclarations des groupes cybercriminels sur l’ampleur des informations obtenues doivent être analysées avec prudence.
L’essentiel, selon lui, réside désormais dans la capacité de l’État à encaisser une attaque, limiter ses conséquences et rétablir rapidement ses services. Une approche qui repose sur la résilience des systèmes plutôt que sur la promesse d’une protection absolue.
« Personne ne peut vous dire que, oui, je peux arrêter les cyberattaques », souligne-t-il. La stratégie consiste donc à renforcer continuellement les dispositifs de protection et surtout à réduire le temps nécessaire pour revenir à un fonctionnement normal lorsqu’un incident survient.








