Au lendemain de l'annonce de la création de la nouvelle formation politique du Président Bassirou Diomaye Faye, les réactions de rejet et d'indignation se multiplient au sein de la mouvance loyale à Ousmane Sonko. Parmi les prises de position les plus virulentes figure celle de Mᵉ Juan Branco, avocat français d'Ousmane Sonko et figure centrale de la défense judiciaire du PASTEF durant la crise politique.
​Dans une déclaration d'une grande sévérité publiée sur ses réseaux sociaux, l'avocat franco-espagnol dénonce ce qu'il qualifie de « trahison » et de « renoncement » aux idéaux fondateurs de la rupture souverainiste. ​« Cet homme, lorsqu’il a rencontré le Président des États-Unis, après avoir été élu sur un projet de souveraineté nationale, lui a proposé de lui offrir un terrain de golf. Il a humilié l’humanité et renoncé à toute forme de respect », a martelé Mᵉ Juan Branco.
​Poursuivant son réquisitoire, l'avocat d'Ousmane Sonko s’en prend directement à la rupture idéologique incarnée par la création de cette nouvelle structure politique, évoquant la mémoire des militants victimes de la répression politique des années précédentes : ​« Les illusions dans lesquelles il se complaît sont maculées du sang de ceux qui se sont sacrifiés pour les idées que le PASTEF portait... Elles ne lui offriront nulle possibilité de retrouver un jour la dignité à laquelle il a définitivement, en embrassant ce chemin, renoncé. Des hommes et des enfants sont morts. Des femmes ont été emprisonnées. Des étudiants ont été torturés. Rien ne sera jamais pardonné. »







