Pastef dit niet. Le gouvernement essuie un nouveau revers. Réunie en commission des finances,l'Assemblée nationale a opposé un second veto au projet de loi de finances rectificative (LFR) 2026. L’Observateur décrit une ambiance lourdement marquée par « un désintérêt affiché » de la part des députés de la majorité. Sur les 48 commissaires, seuls 13 ont pris la parole face au ministre de l'Économie et des Finances, Cheikh Diba. Le quotidien du Groupe futurs médias révèle que le rejet a été scrupuleusement orchestré à l'abri des regards : peu avant l'ouverture de la séance, les parlementaires ont été convoqués à la cafétéria de l'Assemblée pour y recevoir des consignes strictes et « verrouiller leur stratégie de vote » afin de faire capoter le texte.
A lire aussi : "Tensions Pastef - gouvernement sur la LFR : Moody’s alerte sur les risques pour le Sénégal"
Ce second camouflet fait planer le risque d’une « incertitude budgétaire ». Le Quotidien souligne en effet que l’absence d’adoption de la LFR pourrait compromettre l’exécution des dépenses publiques, « l’apurement des arriérés » et la capacité de l’État à faire face aux chocs extérieurs, notamment énergétiques. Le gouvernement se retrouve ainsi sous pression. En cas de blocage persistant, insiste le journal du groupe Avenir Communication, l’exécutif pourrait être contraint de recourir aux mécanismes constitutionnels et réglementaires prévus pour éviter « une paralysie de l’État » et assurer la continuité de l’exécution budgétaire.








