La campagne agricole 2026 se déroule dans un contexte pluviométrique préoccupant dans la région de Kédougou. À la date du 9 septembre 2026, dix des quinze postes pluviométriques suivis affichent des cumuls inférieurs à ceux enregistrés à la même période en 2025. Une situation qui appelle à la vigilance, malgré quelques poches d’excédent.
La pluviométrie reste globalement déficitaire dans plusieurs zones de la région de Kédougou. Les écarts les plus importants par rapport à la campagne précédente sont relevés à Fongolimbi (-355 mm), Missirah Sirimana (-319,5 mm), Laminya (-309,6 mm), Saraya (-298 mm) et Bembou (-284 mm). Kédougou Agri affiche également un déficit de 239,4 mm par rapport à la même période de 2025.
Quelques localités échappent toutefois à cette tendance. Ethiolo enregistre un excédent de 253 mm, devant Salémata (+183,5 mm), Dakately (+146,4 mm), Oubadji (+48,3 mm) et Khossanto (+0,7 mm). Ces disparités témoignent d’une situation pluviométrique fortement contrastée à l’échelle régionale.
La comparaison avec la normale saisonnière 1991-2020 confirme néanmoins la tendance déficitaire. Seuls Salémata (+164,9 mm), Ethiolo (+126,4 mm) et Saraya (+17,1 mm) affichent des excédents. Dans les autres postes, les déficits varient de -50,6 mm à Bembou jusqu’à -317,6 mm à Sabodala.
Des cultures à des stades différents
Malgré ce déficit pluviométrique, les observations de terrain font état d’une évolution relativement satisfaisante de plusieurs spéculations. Les premières vagues de semis de maïs et d’arachide ont atteint des stades génératifs, notamment l’épiaison, la floraison ainsi que la formation et le remplissage des gousses.
Les autres vagues de semis, ainsi que le fonio, le riz, le sorgho et le coton, se trouvent principalement à différents stades de croissance et de développement végétatif. Les opérations d’entretien des parcelles, notamment le désherbage manuel et mécanique, l’épandage d’engrais et les traitements herbicides, se poursuivent régulièrement.
La chenille légionnaire sous surveillance
Sur le plan phytosanitaire, la présence de la chenille légionnaire d’automne constitue l’un des principaux points de vigilance. Des attaques ont été signalées sur le maïs dans les départements de Kédougou, Salémata et Saraya.
Pour l’heure, les dégâts sont jugés modérés et la situation demeure sous contrôle grâce au suivi phytosanitaire. Les services techniques restent toutefois en alerte afin d’éviter une propagation du ravageur susceptible d’affecter les rendements.
Avec des déficits pluviométriques importants dans plusieurs zones et une répartition inégale des précipitations, la campagne agricole 2026 à Kédougou reste donc marquée par l’incertitude. L’évolution des pluies au cours des prochaines semaines sera déterminante pour les cultures encore en phase végétative et, plus largement, pour le niveau des récoltes attendu dans la région.







