Les échanges de cette rencontre ont permis de dégager une synthèse de points d’orientation suivants, consistant à développer des solutions durables en « vivre dans l’eau», à travers deux exemples : «sponge city» et restauration de cours d’eau et des zones humides, à promouvoir les réponses des basins aux villes suivant les problématiques, liées à l’eau dues à l’urbanisation galopante qui change la vie des communautés, avec des solutions politiques, techniques et socio-économiques.
Les experts appellant à développer les villes à travers la planification des bassins ; par exemple, le bassin du Fleuve Sénégal avec ses opportunités en couverture énergétique à 30% des villes des États riverains de l’OMVS, en garantie à l’AEP pour leurs capitales ; Promouvoir les innovations institutionnelles, sociales et technologiques, face aux enjeux en sécurités hydrique, alimentaire, et aux menaces multiformes et transfrontalières sur les ressources en eau (orpaillage traditionnel, entre autres.).
Ainsi, ils recommandent à développer une gestion efficace et durable des données probantes, pour éclairer sur la planification, la réalisation et l’exploitation des ouvrages ; c’est un défi pour une meilleure prise de décision face aux catastrophes ; à prendre en compte les besoins et la vulnérabilité des villes dans la planification de gestion des bassins et aussi la préservation de la ressource en eau, à travers la GIRE, pour une planification intersectorielle ; à transformer les défis en opportunités par les bassins, au bénéfice des villes sur les aspects écologiques, territoriaux et socio-économiques, afin d’intégrer les dynamiques urbaines dans la planification des bassins.
Mais aussi, de transformer le diagnostic en plan de développement urbain intégrant l’urbanisation dans les chaînes de valeurs de la ressource en eau, notamment pour la réutilisation des eaux et développer une réflexion continue dans la thématique, notamment des solutions aux questions d’agression écologique (gestion déchets, exploitation minière et industrielle), la concertation et la coordination sur les impacts interdépendants entre ville et bassin, la connaissance des sous-bassins versants et réseaux hydrographiques dormants, à travers des outils de modèles numériques.
Aussi, cinq recommandations majeures ont pu être dégagées pour mettre les villes au cœur de la gouvernance des bassins. Ils estiment que les collectivités urbaines qui concentrent l’essentiel des populations, des usages et des risques, doivent être intégrées aux instances de décision.
Les investissements doivent générer des retombées concrètes pour l’énergie, l’agriculture, la navigation et la sécurité alimentaire, pour passer du partage de l’eau, au partage des bénéfices.
Et, pour mieux utiliser la recherche et les données, les décisions, disent-ils, doivent s’appuyer sur les données scientifiques, pour mieux planifier et anticiper les impacts climatiques. Les experts en eau ont insisté sur la mobilisation des financements climatiques. D’après eux, les villes doivent être soutenues pour accéder aux financements internationaux et adapter leurs infrastructures.
Par ailleurs, ils demandent la protection des écosystèmes des bassins, tout en considérant que toute stratégie doit intégrer la préservation de l’environnement, la lutte contre la pollution et l’exploitation durable des ressources.
A retenir que la Réunion de Haut Niveau préparatoire de la Conférence des Nations Unies sur l’Eau 2026, compte 6 thèmes interactifs:« eau pour les populations », « eau pour la prospérité », « eau pour la coopération », « eau dans les processus multilatéraux ", « Investissements pour l’eau ». Pour chacun de ces thèmes, la société civile va porter des messages précis, afin d’aller vers l’atteinte de l’Objectif de Développement Durable d’ici 2030, a expliqué Dr. Seydina Ousmane Sène, Directeur de PACE (Pan African Consortium Of Experts). Parmi les solutions mises en avant, l’Autorité du Bassin du Niger (ABN) propose l’élaboration des projets susceptibles de lever des financements.
Mieux, cet organisme de bassin s’engage déjà dans l’exploration de l’économie circulaire. « Nous ne devons plus voir les eaux usées et les déchets comme des problèmes, mais comme des ressources pour produire de l’énergie, des fertilisants et soutenir l’agriculture urbaine », a défendu le Secrétaire Exécutif de l’ABN. La recherche scientifique est également appelée à jouer un rôle clé, pour adapter les normes de construction des ouvrages d’eau et d’assainissement face à l’intensification des inondations et des épisodes climatiques extrêmes. Les experts ont également échangé sur le thème « la Coopération transfrontalière et résilience climatique en Afrique : diplomatie des bassins et Innovations Wash urbaine pour une contribution au développement durable ».
Sur la base de ces constats, il a recommandé d’associer les villes dans la recherche de réponses aux besoins en eau, de plus en plus croissants. « C’est important d’associer les villes dans la planification des investissements à l’échelle des bassins transfrontaliers. Nous nous lançons dans le processus de la vision partagée pour le développement durable des bassins », a affirmé François Xavier Imbert, expert de la Gestion Intégrée des Ressources en Eau (GIRE) du Réseau International des Organismes de Bassin (RIOB). Les villes, source de problèmes et de solutions. Les villes sont la cause des problèmes, avec la production des déchets qui polluent les cours d’eau, l’étalement urbain sur les lits d’eau.
Toutefois, le spécialiste est convaincu que ces agglomérations doivent être au cœur, dans l’identification des solutions. « Les villes sont à la fois des problèmes et des solutions. Aucune solution durable aux problèmes des bassins, ne peut être atteinte sans les villes », a défendu François Xavier Imbert. De son côté, Dr. Dibi Millogo, Directeur Exécutif adjoint de l’Autorité du Bassin de la Volta, qui couvre 400 000 km², 35 millions d’habitants et plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, a insisté sur la nécessité de changer de paradigme. « Les changements climatiques ne respectent pas les frontières, mais nos politiques et nos budgets restent encore trop cloisonnés », a relevé le Directeur exécutif adjoint.
En plus de la problématique de la gestion des bassins, les experts et les spécialistes se sont penchés sur une autre thématique intitulée : ‘’La vue depuis les villes : besoins et innovations WASH Questions/Réponses’’. A ce sujet, le Directeur de l’Exploitation et de la Maintenance de l’Office National de l’Assainissement du Sénégal (ONAS), Blaise Faye a partagé la prise en compte des effets du changement climatique dans la construction des ouvrages d’eaux pluviales. Le retour des pluies exceptionnelles a mis à rude épreuve les infrastructures construites jusqu’ici. Un changement s’impose pour prendre la nouvelle donne. Sur ce point, il est nécessaire de s’appuyer les évidences des chercheurs et des données probantes, pour la conception et la construction des ouvrages. Plusieurs recommandations ont sanctionné cette séance de réflexion.
Investissements en eau
Plus de 180.000.000 de personnes vivent dans le Bassin du Fleuve Niger, qui traverse les pays suivants, le Burkina Faso, le Niger, le Bénin, le Mali, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Libéria, le Tchad, le Cameroun et le Libéria. Hormis les besoins en eau potable, le bassin est la source d’eau potable de plusieurs villes des pays précités.
« Les investissements en eau ne tiennent que peu des connaissances sur les ressources. Dans certaines de ces villes, nous avons jusqu’à 3 millions d’habitants et on assiste à une urbanisation et une démographie galopantes. Elles connaissent une augmentation des demandes en eau », a fait savoir Kocou Armand Houanye, Secrétaire exécutif de l’Autorité du Bassin du Niger. Il s’exprimait lors de la Réunion Préparatoire de Haut Niveau sur la Conférence des Nations Unies sur l’Eau-2026, tenue à Dakar, du 26 au 27 janvier 2026. Il intervenait lors d’un panel organisé par Pace et la Plateforme des Organisations de la Société civile pour l’Eau et l’Assainissement au Sénégal (POSCEA).
Les experts appellant à développer les villes à travers la planification des bassins ; par exemple, le bassin du Fleuve Sénégal avec ses opportunités en couverture énergétique à 30% des villes des États riverains de l’OMVS, en garantie à l’AEP pour leurs capitales ; Promouvoir les innovations institutionnelles, sociales et technologiques, face aux enjeux en sécurités hydrique, alimentaire, et aux menaces multiformes et transfrontalières sur les ressources en eau (orpaillage traditionnel, entre autres.).
Ainsi, ils recommandent à développer une gestion efficace et durable des données probantes, pour éclairer sur la planification, la réalisation et l’exploitation des ouvrages ; c’est un défi pour une meilleure prise de décision face aux catastrophes ; à prendre en compte les besoins et la vulnérabilité des villes dans la planification de gestion des bassins et aussi la préservation de la ressource en eau, à travers la GIRE, pour une planification intersectorielle ; à transformer les défis en opportunités par les bassins, au bénéfice des villes sur les aspects écologiques, territoriaux et socio-économiques, afin d’intégrer les dynamiques urbaines dans la planification des bassins.
Mais aussi, de transformer le diagnostic en plan de développement urbain intégrant l’urbanisation dans les chaînes de valeurs de la ressource en eau, notamment pour la réutilisation des eaux et développer une réflexion continue dans la thématique, notamment des solutions aux questions d’agression écologique (gestion déchets, exploitation minière et industrielle), la concertation et la coordination sur les impacts interdépendants entre ville et bassin, la connaissance des sous-bassins versants et réseaux hydrographiques dormants, à travers des outils de modèles numériques.
Aussi, cinq recommandations majeures ont pu être dégagées pour mettre les villes au cœur de la gouvernance des bassins. Ils estiment que les collectivités urbaines qui concentrent l’essentiel des populations, des usages et des risques, doivent être intégrées aux instances de décision.
Les investissements doivent générer des retombées concrètes pour l’énergie, l’agriculture, la navigation et la sécurité alimentaire, pour passer du partage de l’eau, au partage des bénéfices.
Et, pour mieux utiliser la recherche et les données, les décisions, disent-ils, doivent s’appuyer sur les données scientifiques, pour mieux planifier et anticiper les impacts climatiques. Les experts en eau ont insisté sur la mobilisation des financements climatiques. D’après eux, les villes doivent être soutenues pour accéder aux financements internationaux et adapter leurs infrastructures.
Par ailleurs, ils demandent la protection des écosystèmes des bassins, tout en considérant que toute stratégie doit intégrer la préservation de l’environnement, la lutte contre la pollution et l’exploitation durable des ressources.
A retenir que la Réunion de Haut Niveau préparatoire de la Conférence des Nations Unies sur l’Eau 2026, compte 6 thèmes interactifs:« eau pour les populations », « eau pour la prospérité », « eau pour la coopération », « eau dans les processus multilatéraux ", « Investissements pour l’eau ». Pour chacun de ces thèmes, la société civile va porter des messages précis, afin d’aller vers l’atteinte de l’Objectif de Développement Durable d’ici 2030, a expliqué Dr. Seydina Ousmane Sène, Directeur de PACE (Pan African Consortium Of Experts). Parmi les solutions mises en avant, l’Autorité du Bassin du Niger (ABN) propose l’élaboration des projets susceptibles de lever des financements.
Mieux, cet organisme de bassin s’engage déjà dans l’exploration de l’économie circulaire. « Nous ne devons plus voir les eaux usées et les déchets comme des problèmes, mais comme des ressources pour produire de l’énergie, des fertilisants et soutenir l’agriculture urbaine », a défendu le Secrétaire Exécutif de l’ABN. La recherche scientifique est également appelée à jouer un rôle clé, pour adapter les normes de construction des ouvrages d’eau et d’assainissement face à l’intensification des inondations et des épisodes climatiques extrêmes. Les experts ont également échangé sur le thème « la Coopération transfrontalière et résilience climatique en Afrique : diplomatie des bassins et Innovations Wash urbaine pour une contribution au développement durable ».
Sur la base de ces constats, il a recommandé d’associer les villes dans la recherche de réponses aux besoins en eau, de plus en plus croissants. « C’est important d’associer les villes dans la planification des investissements à l’échelle des bassins transfrontaliers. Nous nous lançons dans le processus de la vision partagée pour le développement durable des bassins », a affirmé François Xavier Imbert, expert de la Gestion Intégrée des Ressources en Eau (GIRE) du Réseau International des Organismes de Bassin (RIOB). Les villes, source de problèmes et de solutions. Les villes sont la cause des problèmes, avec la production des déchets qui polluent les cours d’eau, l’étalement urbain sur les lits d’eau.
Toutefois, le spécialiste est convaincu que ces agglomérations doivent être au cœur, dans l’identification des solutions. « Les villes sont à la fois des problèmes et des solutions. Aucune solution durable aux problèmes des bassins, ne peut être atteinte sans les villes », a défendu François Xavier Imbert. De son côté, Dr. Dibi Millogo, Directeur Exécutif adjoint de l’Autorité du Bassin de la Volta, qui couvre 400 000 km², 35 millions d’habitants et plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, a insisté sur la nécessité de changer de paradigme. « Les changements climatiques ne respectent pas les frontières, mais nos politiques et nos budgets restent encore trop cloisonnés », a relevé le Directeur exécutif adjoint.
En plus de la problématique de la gestion des bassins, les experts et les spécialistes se sont penchés sur une autre thématique intitulée : ‘’La vue depuis les villes : besoins et innovations WASH Questions/Réponses’’. A ce sujet, le Directeur de l’Exploitation et de la Maintenance de l’Office National de l’Assainissement du Sénégal (ONAS), Blaise Faye a partagé la prise en compte des effets du changement climatique dans la construction des ouvrages d’eaux pluviales. Le retour des pluies exceptionnelles a mis à rude épreuve les infrastructures construites jusqu’ici. Un changement s’impose pour prendre la nouvelle donne. Sur ce point, il est nécessaire de s’appuyer les évidences des chercheurs et des données probantes, pour la conception et la construction des ouvrages. Plusieurs recommandations ont sanctionné cette séance de réflexion.
Investissements en eau
Plus de 180.000.000 de personnes vivent dans le Bassin du Fleuve Niger, qui traverse les pays suivants, le Burkina Faso, le Niger, le Bénin, le Mali, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Libéria, le Tchad, le Cameroun et le Libéria. Hormis les besoins en eau potable, le bassin est la source d’eau potable de plusieurs villes des pays précités.
« Les investissements en eau ne tiennent que peu des connaissances sur les ressources. Dans certaines de ces villes, nous avons jusqu’à 3 millions d’habitants et on assiste à une urbanisation et une démographie galopantes. Elles connaissent une augmentation des demandes en eau », a fait savoir Kocou Armand Houanye, Secrétaire exécutif de l’Autorité du Bassin du Niger. Il s’exprimait lors de la Réunion Préparatoire de Haut Niveau sur la Conférence des Nations Unies sur l’Eau-2026, tenue à Dakar, du 26 au 27 janvier 2026. Il intervenait lors d’un panel organisé par Pace et la Plateforme des Organisations de la Société civile pour l’Eau et l’Assainissement au Sénégal (POSCEA).












