La fermeture de l’hôpital Aristide Le Dantec, depuis quatre ans, pour un projet de réhabilitation qui tarde à se concrétiser, inquiète le Pr Alain Khassim Ndoye. Dans des propos repris par L’AS, ce dernier pointe les conséquences du prolongement de la mise à l’arrêt de cet établissement de santé qui fut pendant un siècle un structure d’excellence.
«C’était une école, un repère, un lieu où des milliers de médecins, infirmiers, sages-femmes d’Afrique de l’Ouest ont appris leur métier», fulmine-t-il, regrettant qu’avec la cession des activités de l’hôpital, «on forme les futurs médecins spécialisés de l’Afrique sur du provisoire». «Des gens d’un niveau d’excellence qu’on balade de réunions en promesses et à qui on n’explique même pas ce qu’on achète, ce qu’on construit», martèle Ndoye.
Ce dernier s’émeut, selon L’AS, de la situation «des patients souffrant de pathologies nécessitant une prise en charge spécialisée». «Les structures de repli mises en place pour assurer la continuité des soins ne sauraient, selon lui, remplacer durablement le plateau technique et les capacités de prise en charge du Dantec», rapporte le quotidien d'information.
Manifestement outré, Pr Ndoye signale que quand on joue avec la vie des gens, chaque mois de retard a un nom, un visage». Il conclut : «La fermeture n’était pas un choix, tant les risques étaient élevés, la réouverture en est un. Mais rester entre les deux sans rien dire et laisser passer le temps est la pire des options pour tout le monde.»








